Le marathon judiciaire autour de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo a connu un nouvel épisode éprouvant. Il était 21h30 passées ce soir lorsque la cloche du Tribunal militaire de Yaoundé a retenti, mettant un terme provisoire à une audience fluviale marquée par des échanges particulièrement vifs entre les différentes parties. Au centre de toutes les attentions lors de cette journée d’audience : le Colonel Otoulou, 34e témoin appelé à la barre dans cette procédure complexe et ultra-médiatisée. Durant plusieurs heures, les magistrats et les conseils ont passé au crible les déclarations de cet officier supérieur, dont le témoignage apparaît comme une pièce maîtresse pour établir les responsabilités et la chronologie des faits. La cause a été formellement renvoyée aux 31 août et 1er septembre 2026 à partir de 10h00 pour la suite de la procédure. Ces deux journées seront entièrement consacrées à la poursuite de la cross-examination du Colonel Otoulou.
La défense entend pousser le témoin dans ses retranchements à travers une contre-interrogatoire offensive pour déceler les moindres failles, incohérences ou contradictions dans ses dépositions antérieures. Ce réajustement du calendrier judiciaire surprend à première vue, alors que des dates intermédiaires fixées aux 24 et 25 août avaient initialement été évoquées. L’explication tient aux contraintes administratives et logistiques de l’appareil judiciaire : plusieurs membres de la collégialité des juges sont appelés à siéger simultanément dans d’autres affaires criminelles au rôle du tribunal. L’attente s’annonce désormais longue pour l’opinion publique et les familles des parties impliquées. L’audition du témoin Otoulou s’impose déjà comme un tournant décrit par les observateurs comme déterminant pour l’issue de ce procès historique. Rendez-vous est pris à la fin du mois d’août pour la reprise des débats au prétoire.











