Le viol présumé de la petite Nawal, survenu au sein de son établissement scolaire, a plongé la communauté dans l’indignation, provoquant des manifestations spontanées de parents et d’associations en colère. Face à l’urgence de la situation et à la menace d’une paralysie de l’école, une réunion de crise s’est tenue au cœur de l’établissement.
Le Ministre de l’Éducation de Base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, s’est rendu sur les lieux pour désamorcer la crise. Tout en insistant sur le fait que l’exécutif ne se substituera pas au pouvoir judiciaire, le membre du gouvernement a tenu à rassurer l’opinion publique sur la fermeté de l’État : les coupables, s’ils existent, paieront le prix fort, et l’école n’échappera pas à ses responsabilités.
Dès l’entame de son allocution, le Ministre a tenu à clarifier les rôles. L’heure n’est pas aux sentences administratives hâtives, mais au respect du temps de la justice, d’autant plus que la machine judiciaire est déjà en marche des deux côtés.
« Nous n’avons pas pris la place de la justice , non ! étant entendu qu’une plainte était déjà portée par la famille au niveau des autorités judiciaires et une autre plainte était portée également par l’établissement pour des raisons évidentes également ».
Face aux manifestations qui ont accueilli la délégation ministérielle, Laurent Serge Etoundi Ngoa a relayé une instruction directe du chef de l’État. L’objectif immédiat est de ramener la sérénité pour permettre la continuité des cours et préparer le retour de la victime.
« C’est ce que le Président de la République nous a demandé de venir faire[••] Pour que, pendant que la justice poursuit son cours dans les enquêtes et tout ce qui sera fait après, l’école puisse continuer avec ceux qui sont là, avec la petite Nawal qui ne va pas éternellement rester à l’hôpital ».
Le gouvernement se veut cependant intraitable. Si les faits sont avérés, la réponse de l’État sera d’une tolérance zéro, tant pour les individus impliqués que pour la structure scolaire elle-même. Le spectre d’une fermeture définitive plane désormais sur l’établissement.
« S’il y a des responsables, ils seront sévèrement punis selon les lois de notre pays et que si l’école était incriminée d’une manière ou d’une autre , il y a des mesures qui vont être prises allant de la suspension , clôture à la fermeture de l’école ».
Le ministre a lancé un message de fermeté à l’endroit des mouvements sociaux et des collectifs de parents d’élèves. La justice ira jusqu’au bout, et personne ne doit se faire justice soi-même.
« Tout ce que nous demandons aux associations, aux parents qui se sont mis derrière certaines manifestations que nous avons vécues en venant, c’est que tout le monde doit rester calme, le Cameroun est gouverné, la justice fera son chemin. Nous aurons à la fin, des résultats ».
L’affaire Nawal est désormais entre les mains des enquêteurs. Entre le besoin viscéral de vérité exprimé par la population et la nécessité de maintenir l’ordre public, le gouvernement choisit la carte de la rigueur institutionnelle. Le pays attend désormais les conclusions d’une enquête qui se doit d’être exemplaire.












