Le quartier Odza, situé dans l’arrondissement de Yaoundé IV, est plongé dans une profonde stupeur et une vive indignation depuis les révélations entourant l’affaire d’agression sexuelle et de viol présumé sur la petite Joyce Nawal.
Ce jeudi matin, la tension est montée d’un cran aux abords du complexe scolaire Olympic Glory, théâtre des événements, où la colère populaire s’est matérialisée de manière spectaculaire. Dès les premières lueurs du jour, une foule de manifestants déchaînés et profondément touchés par le drame s’est rassemblée non loin du portail principal de l’établissement.
Les protestataires, exigeant que justice soit immédiatement rendue et que toute la lumière soit faite sur les responsabilités de chacun, ont bloqué les accès, créant un climat de haute tension sous l’œil vigilant des forces de l’ordre. Dépêché en urgence sur les lieux pour tenter de ramener le calme, le sous-préfet de Yaoundé IV, Akondi Elvis Mbahangwen, s’est retrouvé directement confronté à la douleur et à la ferveur des manifestants.
Submergé par l’intensité dramatique de la situation et le désarroi des familles, le chef de l’autorité administrative a fondu en larmes devant la foule. Une fois l’émotion contenue, il a pris la parole pour annoncer les premières mesures conservatoires prises par l’État, à savoir l’ouverture immédiate d’une enquête administrative approfondie.
Le sous-préfet a formellement engagé les services compétents à exploiter à bon escient l’ensemble des caméras de surveillance de l’école, un élément technique jugé crucial pour l’établissement de la vérité.
Devant l’ampleur de la contestation et la gravité extrême des faits reprochés, l’échelon supérieur de l’administration s’est immédiatement mobilisé. Le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, s’est rendu personnellement sur le site de l’établissement Olympic Glory d’Odza.
À l’heure actuelle, le numéro un de la région préside une réunion de crise d’urgence au sein même de l’école. Cette table ronde réunit les responsables administratifs, les forces de sécurité et les dirigeants de l’institution scolaire.
L’objectif de cette cellule de crise est double : ramener l’ordre public dans la zone et veiller à ce que les investigations judiciaires et administratives soient menées avec une transparence totale et une célérité absolue.












