Trois militaires camerounais ont perdu la vie dans une embuscade survenue sur l’axe Matouke-Kotto, zone située à la limite entre le département du Moungo, dans la région du Littoral, et celui du Fako, dans le Sud-Ouest. Selon les premières informations rapportées, les victimes appartenaient au 23e Bataillon d’Infanterie Motorisée (BIM). Il s’agit du sergent Ateba Olanguena, du caporal-chef Betkemo Banibou et du soldat de 1re classe Abienza Joseph. La patrouille aurait été prise pour cible alors qu’elle circulait sur cet axe, dans une zone caractérisée par une végétation dense susceptible de permettre des attaques surprises. Les assaillants, présentés dans les premières informations comme des combattants séparatistes, auraient ouvert le feu sur les militaires avant de prendre la fuite. Le bilan communiqué fait état de trois militaires tués.
Au-delà des pertes humaines, l’attaque aurait également été marquée par l’emport d’armes et de munitions appartenant aux militaires pris pour cible. Selon les éléments disponibles, les assaillants auraient récupéré une partie du matériel après l’attaque avant de se retirer dans la végétation. Ce type d’action représente un enjeu sécuritaire important dans les zones affectées par le conflit armé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, où les attaques contre les forces de défense peuvent également viser la récupération d’armes et de munitions. L’embuscade intervient par ailleurs dans un contexte où certains axes routiers reliant les régions du Littoral et du Sud-Ouest demeurent particulièrement sensibles pour les populations, les transporteurs et les forces chargées de leur sécurisation. La présence de patrouilles militaires sur ces corridors vise notamment à sécuriser les déplacements et à prévenir les attaques contre les usagers.
À la suite de l’attaque, une opération de recherche aurait été déclenchée afin de retrouver les auteurs et de récupérer le matériel emporté. Les circonstances exactes de l’embuscade, le nombre d’assaillants impliqués ainsi que leur identité restent toutefois à préciser sur la base de sources officielles. Cette nouvelle attaque souligne une fois encore la persistance des risques sécuritaires dans les zones touchées par le conflit dans le Sud-Ouest. Elle intervient également dans un espace géographique où la proximité entre les départements du Moungo et du Fako impose une vigilance particulière sur les déplacements et les axes de communication. Pour les autorités sécuritaires, l’enjeu consiste désormais à identifier les auteurs de l’attaque, à récupérer les armes emportées et à renforcer la sécurisation de cet axe afin de prévenir de nouvelles incursions.












