Un autodafé technologique d’une ampleur inédite s’est déroulé aujourd’hui dans la cour principale du Lycée technique de Bangui. Sous les yeux des caméras, des journalistes et d’une délégation officielle du ministère de l’Éducation nationale, plus de 256 téléphones portables ont été réduits en pièces puis détruits.
Ces appareils appartenaient à des candidats interceptés en plein flagrant délit de tricherie lors du premier tour des épreuves du Baccalauréat, session de juin 2026.
L’opération, orchestrée avec rigueur par les autorités éducatives, met en lumière l’ampleur des moyens technologiques déployés par certains élèves pour contourner le règlement.
Durant les épreuves, les surveillants et les équipes d’inspection ont saisi des téléphones de toutes catégories et de toutes marques.
Le lot détruit comprenait aussi bien des appareils basiques que des smartphones dernier cri haut de gamme, parmi lesquels plusieurs exemplaires d’iPhone 17.
Les investigations menées sur place lors des saisies révèlent un usage massif des technologies numériques à des fins de fraude.
Outre les méthodes traditionnelles de stockages de fiches ou d’échanges de messages, plusieurs candidats ont été pris en train d’utiliser l’intelligence artificielle ChatGPT pour générer automatiquement les réponses aux sujets d’examen en temps réel.
Face à cette modernisation de la tricherie, le ministère de l’Éducation nationale a fait le choix d’une riposte radicale.
En procédant à la destruction physique et publique de l’ensemble du matériel confisqué, l’État centrafricain entend adresser un message de tolérance zéro à l’ensemble des acteurs du système éducatif.
Cette sanction spectaculaire s’inscrit dans une volonté affirmée de préserver l’équité entre les candidats, d’assurer la valeur académique du diplôme du Baccalauréat et de dissuader définitivement toute tentative future d’intrusion d’outils électroniques dans les centres d’examen du pays.











