Le tribunal militaire de Yaoundé s’est penché ce jeudi 16 juillet 2026 sur une nouvelle demande de mise en liberté provisoire introduite par Jean-Pierre Amougou Belinga, principal accusé dans l’affaire de l’enlèvement, de la torture et de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
Le propriétaire du groupe Anecdote et de la chaîne Vision 4 est placé en détention provisoire depuis février 2023. Il est poursuivi, aux côtés de plusieurs coaccusés, notamment pour complicité de torture.
Jean-Pierre Amougou Belinga conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Cette nouvelle requête intervient après plusieurs demandes de remise en liberté déjà rejetées par la justice.
Le ministère public continue de s’opposer à toute libération provisoire, estimant que la gravité des charges justifie le maintien en détention de l’accusé.
Au moment de l’audience, la décision du tribunal sur cette nouvelle demande de mise en liberté provisoire était attendue dans la journée.
Parallèlement, la procédure devant la Cour d’appel du Centre a également connu un nouveau report ce 16 juillet 2026.
L’affaire a été renvoyée au 20 août 2026 en raison d’une composition jugée irrégulière de la juridiction.
Au cours de l’audience, Maître Charles Tchoungang a sollicité du président de la juridiction la désignation d’un assesseur militaire.
Une demande à laquelle le magistrat a opposé une fin de non-recevoir en déclarant : « Ce n’est pas moi qui nomme l’assesseur militaire. C’est le Président de la République ou alors le Ministre de la Défense, Monsieur Beti Assomo ».
L’affaire Martinez Zogo se poursuit ainsi sur fond de débats procéduraux, tandis que les différentes juridictions continuent d’examiner les nombreuses questions soulevées par ce dossier judiciaire.











