L’Ordre National des Médecins du Cameroun (ONMC) tire la sonnette d’alarme.
Dans une note d’information datée du 16 juillet 2026 et adressée à la communauté médicale, l’institution annonce avoir déposé des plaintes auprès des autorités compétentes contre deux personnes soupçonnées d’exercer illégalement des activités relevant de la médecine.
Selon le document signé par le président de l’ONMC, Dr Fonkoua Rodolphe, cette démarche intervient « à la suite de signalements faisant état de pratiques susceptibles de relever de l’exercice illégal de la médecine ».
L’Ordre vise notamment Kingsly NEMBO, qui « se présente publiquement sous le titre de “Docteur” et propose des actes médicaux et esthétiques sans être inscrit au tableau de l’Ordre National des Médecins du Cameroun ».
La seconde personne concernée est Manuella NIMP, connue sous le pseudonyme de « La Croqueuse de Diamants ».
L’ONMC lui reproche « la réalisation d’actes esthétiques invasifs, notamment des injections de Body Filler, en dehors du cadre légal applicable ».
L’institution précise que « ces dossiers ont été transmis aux autorités compétentes, qui sont désormais chargées de conduire les enquêtes nécessaires afin de vérifier les faits et d’établir les responsabilités, conformément aux lois de la République ».
Dans son communiqué, l’Ordre rappelle également le cadre légal qui encadre la pratique médicale au Cameroun.
Il souligne que « tout acte médical ou médico-esthétique invasif ne peut être pratiqué que par des professionnels légalement habilités et régulièrement inscrits au tableau de l’Ordre, dans le respect des textes en vigueur ».
Réaffirmant sa mission de protection de la santé publique, l’ONMC indique qu’il demeure déterminé « à lutter contre toute forme d’exercice illégal de la médecine, à protéger la santé des populations et à préserver l’honneur, la crédibilité et l’intégrité de la profession médicale ».
Enfin, l’Ordre invite les professionnels de santé ainsi que le grand public à collaborer en signalant « toute situation susceptible de constituer un exercice illégal de la médecine afin que les mesures appropriées soient prises ».













