Alors que l’opinion publique reste suspendue aux rebondissements de l’affaire tragique entourant le viol présumé de la petite Joyce, un témoignage vient bousculer frontalement la version familiale. Sortant du silence, Émeraudes Ndi, l’enseignante de la fillette, livre une version des faits radicalement différente et appelle à regarder ailleurs. Jusqu’ici, l’enceinte scolaire était au centre de toutes les suspicions. Pourtant, la maîtresse de Joyce rejette en bloc ces accusations avec une véhémence qui interpelle. Pour elle, le scénario décrit par l’accusation est matériellement impossible au vu du comportement de l’enfant en fin de journée.
« Je suis enseignante dans cette école. Cet enfant c’est mon élève et je jure devant DIEU que cet incident ne s’est pas produit dans ma classe » Émeraudes Ndi L’enseignante ne se contente pas d’un simple démenti ; elle invoque un argument factuel fort, basé sur les derniers instants passés avec la fillette avant qu’elle ne soit remise à ses parents. Selon Émeraudes Ndi, l’état physique et psychologique de la petite Joyce au moment de quitter l’école contredit totalement l’hypothèse d’un traumatisme aussi violent subi dans les heures précédentes. Elle décrit une scène de fin de classe ordinaire, voire joyeuse, sous les yeux mêmes du père de l’enfant. L’enseignante affirme avoir partagé un moment de jeu avec l’enfant, faisant du vélo avec elle. Elle s’interroge ensuite sur la capacité d’une jeune victime de viol à agir ainsi à la sortie des classes : comment expliquer qu’on vient de violer un enfant et elle parvient non seulement à courir vers son père mais aussi à conduire le vélo ?
Pour la structure scolaire, ce comportement énergique et l’absence de détresse apparente constituent la preuve que le crime n’a pas pu se dérouler sous leur toit. Face à ce qu’elle considère comme une injustice et une erreur de cible, Émeraudes Ndi exhorte les enquêteurs et la communauté à changer de perspective. Elle déplace le curseur des soupçons hors de l’école, invitant les proches de Joyce à une introspection nécessaire. « Vraiment ayons la crainte de Dieu, que cette famille se tourne un peu vers eux même et leur voisinage pour approfondir les enquêtes ». En appelant à explorer la piste de l’environnement familial et du voisinage, ce témoignage vient complexifier une affaire déjà particulièrement lourde. Entre la détresse d’une famille en quête de justice et la défense d’un corps enseignant qui clame son innocence, la justice devra démêler le vrai du faux pour que la vérité sur le calvaire de Bébé Joyce éclate enfin.












