Le différend judiciaire qui oppose Willy Mengue, Laure Noutchang et d’autres militants, anciens ou dissidents au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a connu un nouveau rebondissement procédural devant le Tribunal. L’affaire a été renvoyée au 28 juillet 2026 à 12h00, prolongeant ainsi l’attente autour du dénouement de cette contestation interne.
Au cœur des débats de cette audience figurait le dépôt préalable de nouvelles pièces écrites par la partie requérante. Le conseil des demandeurs, Me Bipan, a transmis au tribunal et à la partie adverse un ensemble de conclusions formalisant les griefs et prétentions juridiques de ses clients. Face à ces éléments nouveaux déposés dans le dossier, le collectif d’avocats assurant la défense du MRC a sollicité une suspension des débats et un report de la cause.
Le Tribunal a fait droit à cette demande de renvoi pour répondre aux exigences du principe du contradictoire, permettant ainsi à la défense d’étudier en détail l’argumentaire rédigé par Me Bipan avant d’y répondre formellement.
Cette procédure met en face deux camps aux positions opposées. D’un côté, le groupe porté notamment par Willy Mengue et Laure Noutchang conteste la gestion de la formation politique et réclame un arbitrage judiciaire sur le fonctionnement interne du parti. De l’autre, le MRC est visé à travers la mise en cause de ses « dirigeants de fait présumés », à savoir Maurice Kamto et Mamadou Yacouba Mota.
La qualification de « dirigeants de fait » constitue l’un des points juridiques centraux mobilisés par les requérants pour questionner la légitimité de certains actes de direction.
Le rendez-vous est désormais fixé au 28 juillet 2026 à 12h00. Lors de cette réouverture des débats, le collectif de la défense devra soumettre ses conclusions en réplique pour réfuter les arguments transmis par la partie adverse.












