Une atmosphère lourde et solennelle a régné ce jeudi 3 septembre 2026 à l’Hôpital Général de Yaoundé, où s’est tenue la cérémonie de mise en bière du Général de brigade Simon Ezo’o Mvondo. Décédé le 14 juillet dernier au Continental Hospitals d’Hyderabad, en Inde, des suites d’une longue maladie, l’officier supérieur a ainsi entamé l’ultime étape de son voyage vers sa terre natale. Autour du cercueil, plusieurs membres du gouvernement notamment le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, accompagné de plusieurs officiers généraux, officiers supérieurs et hommes de rang, est venu rendre un dernier hommage à celui qui aura consacré près de quatre décennies au service des Forces de défense camerounaises.
L’émotion était palpable parmi ses compagnons d’armes, sa famille et ses proches, après plusieurs semaines d’attente depuis l’annonce de sa disparition. Dans le silence de la cérémonie, l’institution militaire a salué la mémoire d’un chef décrit comme exigeant, rigoureux et profondément attaché au devoir. Issu de la promotion 1983-1986 « Rudolph Douala Manga Bell » de l’École militaire interarmées (EMIA), Simon Ezo’o Mvondo s’était illustré au fil d’une carrière marquée par le commandement et les opérations stratégiques. Ancien commandant de la 11e Brigade d’infanterie motorisée d’Ebolowa, il avait notamment participé à l’opération « Delta » dans la péninsule de Bakassi ainsi qu’à la projection de contingents camerounais dans le cadre de la MISCA en République centrafricaine.
Promu Général de brigade en 2015, il occupait depuis 2017 les fonctions de Commandant de la Première Région militaire interarmées (RMIA1) à Yaoundé, un poste stratégique au cœur du dispositif de sécurité des institutions. Après la cérémonie de mise en bière, le cortège funèbre a pris la direction du Sud. Le Général Simon Ezo’o Mvondo doit être inhumé ce samedi 5 septembre 2026 à Essam-Esse, son village natal situé non loin de Sangmélima. Sous la terre rouge de ses ancêtres, l’officier reposera désormais après une vie consacrée au service du drapeau. Son départ laisse une armée en deuil et une famille confrontée à la disparition d’un homme dont le parcours aura été marqué par le commandement, la discipline et le sens du devoir.













