Les ministres de la commission des forêts d’Afrique centrale sont réunis à Yaoundé pour la 12e séance de leur conclave avec en point d’orgue, la présidence par le Cameroun de cette institution pour les deux prochaines années.
La commission des forêts d’Afrique centrale, en cette année 2026, entre dans une nouvelle ère. L’institution panafricaine de la sous-région Afrique centrale continue de se doter des moyens de sa politique en s’offrant un siège digne de ses ambitions et de ses objectifs.
Faire du bassin du Congo, une réserve de biodiversité indispensable à la survie de la planète et y récolter la reconnaissance et les retombées y afférents. Yaoundé, capitale du Cameroun et siège de cette illustration institution, s’est vue regaillardie par la construction en son centre, d’un siège haut de plus de 24m, sept étages, parfaitement dans l’ère du temps et des exigences écologiques, couvrant une superficie de plus de 5400 M2. D’une valeur de 16 milliards de FCFA.
Dans leurs discours, l’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun, par ailleurs, facilitateur au secrétariat exécutif dans les relations avec la République démocratique du Congo, ainsi que la ministre des forêts du Burundi (présidente sortante), ont exhorté les Etats membres et les financiers de la Comifac, à redoubler d’efforts pour faire vivre et prospèrer cette institution pensée et voulue par les chefs d’État de la sous-région, pour faire du bassin du Congo, après l’Amazonie, l’autre poumon essentiel pour la survie de la planète toute entière.
Le représentant personnel du premier ministre, chef du gouvernement du Cameroun, le ministre d’État, ministre de l’enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, va quant à lui s’appesantir sur la gouvernance et la rigueur dans la gestion de la Comifac pour l’atteinte de ses objectifs à court et à long terme.
« Le bassin du Congo est une réserve économique au-delà d’être une contribution probante à la préservation de l’écosystème mondial« , va-t-il déclarer, comme un contre-pied au diptyque « pollueur – payeur », qui devrait se muer en « Conservateur – payé« , au vue des efforts que les Etats et les partenaires fournissent pour la préservation de ces écosystèmes qui font l’équilibre du monde aujourd’hui par ces temps des grands bouleversements climatiques.
Le Cameroun qui prend les rênes de cette institution devra au cours de sa biennale d’exercice, continuer à contribuer activement à faire de la Comifac, un levier utile et indispensable dans les sphères mondiales où le climat est un enjeu de la plus haute importance. Le ministre Jules Doret Ndongo, en recevant des mains de son homologue Burundais, le drapeau de la Comifac,devra s’atteler à continuer le combat de la préservation du bassin du Congo, le poumon du monde, mais aussi, un gage scientifique et économique au profit des communautés riveraines, des Etats et du monde.












