Cette éventualité avait déjà été annoncée, il y a une dizaine de jours par notre rédaction.
Le Parlement camerounais devrait être convoqué en session extraordinaire, dans les jours à venir, consacrée à un correctif budgétaire de l’année en cours pour l’Etat, a-t-on appris jeudi de source digne de foi.
Ce rectificatif, indique-t-on, serait principalement la conséquence de la situation de crise en cours au Moyen-Orient.
Il irait ainsi en droite ligne des déclarations, voici une dizaine de jours dans le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, du ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze : pour des soucis de transparence, avait-il alors déclaré, «il sera peut-être nécessaire qu’on propose au chef de l’Etat de réviser le budget : ce qu’on appelle une Loi de finances rectificative pour tenir compte de ce qui se passe».
«Nous espérions, avait alors déclaré l’argentier, aller vers une inflation qui allait déjà vers les 3%. Ça risque de déraper un peu sur ce plan-là. C’est pourquoi nous sommes en train de réfléchir sur ce qu’il y a lieu de faire pour avoir un budget toujours équilibré et qui tienne compte de la conjoncture.»
M. Motaze s’exprimait alors sur un possible correctif budgétaire au hasard d’une interview bilan des assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), tenues à Washington, aux Etats-Unis, estimant que l’économie mondiale, en général, est entrée «dans une zone d’incertitudes».
Citant son homologue saoudien, qui présidait le Comité monétaire et financier (CMFI) lors de ces assises, il a précisé «qu’un certain nombre de choses peut s’arrêter» à cause de la situation de guerre» au Moyen-Orient.
«Mais si les attentes de certaines parties ne sont pas bien réglées dans un délai suffisamment court, il est clair que les marchés financiers ne vont pas se sentir à l’aise tant que la guerre peut repartir», avait expliqué Louis Paul Motaze, soulignant que «tout le monde est d’accord pour demander de faire attention, surtout certains pays les plus faibles qui vont supporter les conséquences de ce qui se passe au Moyen-Orient avec l’envolée du prix du pétrole et les tensions inflationnistes qui vont nécessairement apparaître».













