La famille du regretté artiste camerounais Eboa Lotin affirme avoir perçu seulement 2 000 FCFA au titre des droits d’auteur liés à l’exploitation de ses œuvres musicales, un montant présenté comme ayant été versé par la Société nationale camerounaise de l’art musical (SONACAM). Cette déclaration relance les interrogations autour de la gestion et de la redistribution des revenus issus des œuvres des artistes décédés, dont le répertoire continue d’être exploité et diffusé. Selon les proches de l’artiste, ce versement de 2 000 FCFA constitue la somme qui leur aurait été reversée au titre des droits générés par les œuvres d’Eboa Lotin. L’artiste, figure majeure de la musique camerounaise, a laissé un catalogue musical dont certaines compositions continuent d’être connues et interprétées.
La famille affirme ainsi avoir reçu ce montant de la structure chargée de la gestion collective des droits, sans toutefois préciser, dans les éléments disponibles, la période exacte concernée, les œuvres prises en compte ni le détail du calcul ayant abouti à cette somme. Cette déclaration soulève donc des questions précises sur les revenus effectivement générés par le répertoire d’Eboa Lotin, les périodes de perception concernées, les modalités de répartition appliquées et les justificatifs des sommes reversées aux ayants droit. À ce stade, il s’agit d’une affirmation de la famille de l’artiste : les documents comptables ou les explications officielles de la SONACAM permettant de confirmer le montant, la période et le détail des droits concernés n’ont pas été établis dans les informations disponibles. L’affaire remet néanmoins au premier plan la question de la transparence dans la gestion des droits d’auteur au Cameroun.












