Les faits, d’une violence inouïe, sont désormais solidement consignés dans les registres de la justice camerounaise.
À la suite du décès tragique du jeune SIJAMO DIFFO Steve Achille, âgé de 32 ans, les familles MAGUIA et DIFFO ont formellement engagé des poursuites pénales.
Deux actions majeures marquent le début de cette bataille judiciaire :
- une plainte avec constitution de partie civile déposée le 6 juin 2026 à la Brigade de gendarmerie de Penka-Michel ;
- suivie le 12 juin 2026 d’une plainte officielle enregistrée au parquet du Procureur de la République près les Tribunaux de Dschang sous le numéro d’arrivée 764.
Les accusations portées contre le Chef supérieur Baloum, le nommé CHARLY CONSTANT (et autres), sont d’une gravité exceptionnelle :
- assassinat ;
- complicité d’assassinat ;
- séquestration ;
- torture ;
- non-assistance à personne en danger ;
- destruction de preuves ;
- outrage à cadavre ;
- association de malfaiteurs.
Tout a basculé le vendredi 5 juin 2026.
Selon les dépositions des familles, Steve Achille Diffo est invité à se rendre à Baloum par un ami, un certain Bostel Kamta.
À son arrivée dans la localité, le jeune homme est immédiatement encerclé et interpellé par un groupe de jeunes locaux.
Sans aucun mandat, sans la moindre preuve matérielle, et en dehors de toute autorité légale, ces derniers l’accusent arbitrairement de vol.
Le calvaire de la victime se déporte ensuite au cœur même de l’institution traditionnelle.
Steve Achille Diffo est emmené de force, séquestré, les mains et les poings solidement ligotés.
Traîné comme un criminel, il subit une séance de tortures sévères au sein de la Chefferie de Baloum.
Les pièces de la plainte insistent sur un élément capital : ces actes de torture se sont déroulés en présence directe du Chef supérieur Baloum.
Plus encore, l’intégralité de la scène a été filmée à l’aide d’un téléphone portable.
Les images prises ce jour-là montreraient clairement l’autorité traditionnelle debout devant la victime impuissante.
Alors que l’ami de la victime, Bostel Kamta, intervient courageusement en déclarant :
« Ne le tuez pas, il ne connaît rien, il n’a pas volé : tuez-moi et laissez-le »,
le chef traditionnel serait resté de marbre.
Selon les termes de la plainte, ce dernier, censé accomplir une mission de protection, se serait plutôt retourné contre l’innocent affaibli en déclarant qu’il devait :
« faire ses dernières ».
La fin de la journée du 5 juin s’enfonce dans l’horreur absolue.
Abandonné à ses bourreaux, Steve Achille Diffo est traîné sur la voie publique à Baloum.
Les assaillants lui fracassent d’abord le crâne à l’aide d’une énorme pierre avant de l’asperger d’essence au moyen de pneus pour le brûler vif.
L’horreur de cette mise à mort est scientifiquement corroborée par la médecine légale.
Le Certificat de genre de mort N°42/CGM/MSP/DRSO/SSD/PM, délivré le 10 juin 2026 par le Médecin-Chef du District de santé de Penka-Michel, le Dr Wamba Mbaduel Yvonne, est sans équivoque : le décès de SIJAMO DIFFO Steve Achille (né le 05/09/1993 à Yaoundé, fils de Sijamo Rigobert et de Tchamegne Solante) est formellement survenu le 5 juin 2026 à Baloum,
« de suite de Brûlures (calcination) ».
Face à ce que les familles qualifient d’exécution barbare, l’appareil judiciaire est désormais saisi.
Les plaignants se sont constitués partie civile pour obtenir réparation intégrale des préjudices matériels, moraux et corporels.
Ils réclament l’identification immédiate et l’arrestation de tous les jeunes co-auteurs visibles sur les vidéos et photos authentifiées jointes au dossier.
L’onde de choc provoquée par cette affaire relance brutalement le débat sur la responsabilité pénale des autorités traditionnelles face aux dérives de la « justice populaire » au Cameroun.












