L’incident du 27 février 2026, qui a plongé le Palais des Congrès de Yaoundé dans l’obscurité en pleine cérémonie du Ballon d’Or camerounais, ne restera pas impuni. Alors que la Première Dame, Chantal BIYA, honorait l’événement de sa présence, cette interruption brutale de l’énergie électrique a été perçue comme un affront sécuritaire et un sabotage de l’image de marque du pays. Aujourd’hui, l’affaire prend une tournure judiciaire majeure : une réquisition à personne qualifiée vient d’être émise par la Gendarmerie Nationale pour faire toute la lumière sur ces faits. Le document officiel, daté d’avril 2026, révèle que l’enquête est conduite sous la haute autorité du Colonel NGUELE Joseph Désiré, Commandant la Légion de Gendarmerie du Centre, assisté du Capitaine APOH WILLYBROWN NDUMBE, Chef du Bureau de Lutte Contre la Grande Criminalité.
S’appuyant sur les articles du Code de Procédure Pénale relatifs aux enquêtes préliminaires, les enquêteurs ont officiellement saisi le Directeur de l’Agence de Régulation de l’Électricité (ARSEL) à Yaoundé. La gendarmerie ne se limite pas à l’incident du Palais des Congrès. La réquisition vise deux dates et deux lieux stratégiques : le 27 février 2026 au Palais des Congrès lors de la soirée de la prestigieuse cérémonie du Ballon d’Or, et le 22 mars 2026 à l’Hôtel Mont Fébé, un autre site névralgique de la capitale. L’objectif est clair : obtenir un rapport détaillé pouvant justifier techniquement ces interruptions. La Gendarmerie cherche à déterminer s’il s’agit de défaillances structurelles, de négligences graves ou, l’hypothèse la plus sérieuse, d’actes de sabotage prémédités. La réquisition est impérative. L’ARSEL dispose d’un délai de 72 heures pour fournir tous les documents justificatifs. Cette célérité témoigne de la gravité accordée à l’affaire par les autorités camerounaises.
Le document précise que rien ne saurait être différé sans nuire au bon déroulement de l’enquête en cours. En ciblant spécifiquement le Bureau de Lutte Contre la Grande Criminalité pour mener les investigations, l’État envoie un signal fort : l’interruption de la fourniture électrique lors d’un événement de souveraineté, en présence de la famille présidentielle, est traitée comme une menace à la sûreté de l’État. Au-delà de la simple panne technique, cette enquête vise à rassurer l’opinion publique et les partenaires internationaux sur la capacité du Cameroun à sécuriser ses infrastructures lors d’événements majeurs. Les responsables, qu’ils se trouvent au sein des structures de distribution d’énergie ou qu’il s’agisse d’acteurs isolés, s’exposent à des poursuites pénales sévères. Le Palais des Congrès, symbole de la vie institutionnelle, ne peut devenir le théâtre de l’obscurité. La traque est lancée, et les conclusions de l’ARSEL seront déterminantes pour la suite de cette procédure.












