À la suite d’une mobilisation de l’opinion publique, le Secrétariat à l’Éducation de Base du Cameroun a réagi officiellement pour faire la lumière sur de graves allégations secouant le milieu scolaire privé. Par une note officielle signée et datée du 28 mai 2026, le Délégué Régional du Centre, Komo Esaïe Privat, a ordonné le déploiement immédiat d’un dispositif d’investigation rigoureux. L’administration régionale a été contrainte de se saisir de cette affaire de manière urgente et prioritaire pour préserver l’intégrité de la communauté éducative.
L’objet mentionné sur le document officiel est sans équivoque quant à la nature des investigations lancées : « Instruction de conduite personnelle d’une commission d’enquête administrative relative à des faits présumés de violences sexuelles sur mineure à l’Olympic Glory School d’Odza ».
Le texte institutionnel précise sans détour l’élément déclencheur qui a poussé les autorités à sortir du silence et à engager des poursuites administratives :
« A la suite des informations largement relayées dans les réseaux sociaux, faisant état de faits présumés de violences sexuelles sur une élève âgée de quatre (04) ans inscrite à l’établissement privé dénommé « Olympic Glory School », sis au quartier Odza à Yaoundé… ».
Face à l’extrême gravité des faits évoqués et au traumatisme potentiel de la victime, le Délégué Régional a mobilisé un haut niveau de responsabilité en instruisant personnellement le Délégué Départemental de l’Éducation de Base du Mfoundi de prendre la tête des opérations et de mener minutieusement les investigations.
Les objectifs fixés à cette commission d’enquête interinstitutionnelle sont particulièrement stricts et détaillés. Le cahier des charges de la commission prévoit en premier lieu de « vérifier l’authenticité et la matérialité des faits allégués », une étape indispensable pour asseoir des sanctions éventuelles sur des preuves tangibles.
Pour ce faire, les enquêteurs ont le pouvoir de « recueillir les déclarations et témoignages des responsables de l’établissement, du personnel, des parents d’élèves, des riverains ainsi que de toute autre personne ressource ».
Afin d’identifier les failles de sécurité ayant pu mener à un tel drame, la commission a également reçu pour mandat d’« examiner les dispositifs de surveillance, de contrôle d’accès et de sécurisation des enfants mis en place par l’établissement ».
Le document officiel mentionne en outre qu’il faudra consulter, le cas échéant, « les enregistrements des caméras de surveillance » et tout autre document administratif utile.
La commission d’enquête est passée immédiatement de la théorie à l’action concrète sur le terrain. Une descente de l’ensemble des membres de la commission a été programmée ce même jeudi 28 mai 2026 à partir de 10 heures précises au sein de l’établissement mis en cause dans le quartier Odza. Cette diligence reflète la politique de tolérance zéro que l’administration souhaite afficher.
L’autorité régionale exige des résultats rapides et a fixé un ultimatum particulièrement court pour la restitution des conclusions :
« Un rapport circonstancié, assorti de conclusions et recommandations, devra être transmis à la Délégation Régionale de l’Éducation de Base du Centre dans un délai de soixante-douze (72) heures après la fin des investigations ».
Compte tenu de la nature profondément sensible de l’affaire, du jeune âge de la victime et des passions que soulève ce type de drame au sein de l’opinion, le délégué régional a formellement encadré le comportement des enquêteurs.
Il rappelle avec insistance l’obligation absolue de veiller au strict respect « de la confidentialité des investigations », « de la dignité, de l’intérêt supérieur et de la protection de l’enfant concerné » ainsi que « de la présomption d’innocence ».














