À Douala comme à Yaoundé, les quartiers huppés continuent de voir les prix des loyers et du mètre carré grimper en 2026.
Entre sécurité, proximité des centres d’affaires et résidences modernes, le marché immobilier camerounais se transforme progressivement en marqueur social et économique.
À Douala et Yaoundé, le haut standing immobilier reste concentré dans quelques zones bien identifiées.
En tête figurent Bonapriso, Bonanjo et Bastos, où les prix dépassent désormais le million de FCFA par mètre carré pour certaines résidences modernes.
Cette hausse est alimentée par plusieurs facteurs.
D’abord, la demande des expatriés, diplomates et cadres supérieurs continue de soutenir le marché locatif premium.
À Bastos et Bonapriso, les appartements meublés et sécurisés affichent des loyers pouvant atteindre 700 000 à 1 million FCFA par mois.
Ensuite, la qualité des infrastructures devient un critère déterminant.
Les résidences équipées de groupes électrogènes, forages et systèmes de vidéosurveillance bénéficient d’une forte valorisation.
Dans un contexte marqué par les contraintes d’accès à l’eau et à l’électricité, l’autonomie énergétique représente désormais un argument commercial majeur.
Parallèlement, des quartiers comme Kotto, Bonamoussadi ou Odza connaissent une montée en puissance rapide grâce aux nouveaux programmes immobiliers et à l’expansion urbaine.
Toutefois, les spécialistes appellent à la prudence.
Litiges fonciers, absence de titres sécurisés et urbanisation désordonnée continuent de fragiliser le secteur.
Malgré cela, l’immobilier demeure l’un des placements les plus recherchés au Cameroun, porté par une urbanisation soutenue et une demande locative en constante progression.












