L’ONG alerte sur les dégradations constatées dans la faune et la flore Camerounaise, et propose des méthodes scientifiques pour la préservation de la riche biodiversité de l’Afrique en miniature.
L’ONG WWF Cameroun, spécialisée dans les questions de préservation des forêts, de la faune et aussi au bien-être des populations qui y vivent, a publié, a travers son directeur de la conservation, Ebenezar Asaah, le Living Planet Report 2026.
Cette publication dresse un rapport non exhaustif de la situation des forêts et surtout de la faune au Cameroun, principalement dans les Zones du Sud (réserve du Dja et les différentes aires protégées) du Nord-ouest et du Sud-Ouest.
Le rapport s’est penché sur la préservation de certaines espèces animales dans ces zones, notamment les éléphants, les gorilles et les chimpanzés. Il apparaît que ces espèces sont de plus en plus menacées, ceci étant dû à plusieurs facteurs dont le principal est humain. En effet, la destruction de leur milieu naturel par les actions de l’homme, crée un déséquilibre dans le comportement de ces animaux, allant jusqu’aux conflits entre eux et les Hommes. Un combat déséquilibré à première vue, qui pourtant engendre quelques malheureux dommages du côté de l’homme aussi.
WWF, qui vient en appui au gouvernement dans la préservation de cette biodiversité, déplore cependant je manque de moyens pour mener à bien ses missions. L’indisponibilité des fonds ici pousse les populations vivant dans ces milieux à se prêter aux actions illégales tel que le braconnage et la coupe des arbres pour des raisons existentielles. Selon le directeur de la conservation à WWF Cameroun, il est question qu’en sensibilisant ces populations, on puisse leur apporter des soutiens multiformes visant tout d’abord, à leur faire comprendre l’importance de la préservation de la biodiversité, mais surtout en leur offrant d’autres perspectives nécessaires à leur survie. Il donne un aperçu de cette vision en s’appuyant sur les retombées d’un tourisme écologique qui rapporterait plus qu’un animal abattu et revendu sur le marché, fut-il un éléphant. Ces revenus seraient redibitoires et éphémères. Et lorsqu’on aura décimé toute cette population, qu’aurait-t’on encore à proposer ?
Un message d’une importance capitale au moment où les changements climatiques et leurs corollaires de conséquences sont en train de refaire la perception du monde par le commun des mortels.
Le rapport n’est pourtant pas qu’alarmant. Il propose des solutions scientifiques, allant d’un contrôle permanent et régulier des sujets, à une forme d’agriculture révolutionnaire dans ces Zones protégées qui bénéficierait aux hommes et aux animaux, sans pour autant détruire leur habitat. L’intitulé du rapport parle d’ailleurs d’espoir (hope), un espoir de voir l’homme et l’animal cohabiter en harmonie dans le respect, chacun, de l’espace de vie de l’autre.












