La tension monte autour de la Convention nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), annoncée à Odza, dans l’arrondissement de Yaoundé IV. À l’origine de cette nouvelle séquence, une sortie de Willy Mengue effectuée quelques jours plus tôt et suivie d’une saisine du Sous-préfet de Yaoundé IV. Dans une correspondance enregistrée le 29 septembre par les services de la sous-préfecture, celui qui se présente comme militant et conseiller régional évoque notamment des « tensions internes et des risques de troubles à l’ordre public » en lien avec la tenue de la Convention du parti. Cette démarche auprès de l’autorité administrative intervient alors que le MRC prépare cette importante rencontre politique et constitue le point de départ d’un nouvel épisode dans le contentieux qui oppose plusieurs protagonistes autour du parti.
La réaction du MRC ne s’est pas fait attendre. Par l’intermédiaire de son conseil, Me Emmanuel Simh, la formation politique a également saisi le Sous-préfet de Yaoundé IV en transmettant une communication officielle de documents « à toute fin de droit ». Le parti entend ainsi apporter des éléments sur la situation juridique des personnes impliquées et sur les démarches entreprises auprès de l’administration. Le MRC conteste notamment la qualité de membre de Willy Mengue et lui a fait notifier une sommation interpellative. La formation politique soutient que l’intéressé ne serait plus membre du parti et conteste, de ce fait, sa qualité pour agir ou s’exprimer au nom de l’organisation. La saisine du Sous-préfet par le MRC apparaît ainsi comme une réponse directe aux démarches engagées par Willy Mengue quelques jours auparavant.
À cette bataille administrative s’ajoute un volet judiciaire toujours pendant. Une requête d’appel a été enregistrée au Greffe de la Cour d’Appel du Centre, audience civile des référés, sous le numéro d’ordre 3930, par le conseil d’un collectif comprenant Willy Mengue, Sébastien Mbala Wouria et Georgette Laure Kamegne. Cette procédure vise l’ordonnance de référé n°362/HH/Civ rendue le 17 septembre par le Président du Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou. Entre la saisine initiale de Willy Mengue, la réponse juridique du MRC, la contestation de sa qualité de membre et le recours pendant devant la Cour d’Appel, le dossier se trouve désormais à la croisée de l’administration et de la justice. La suite de cette affaire dépendra des décisions des autorités compétentes et de l’examen des différentes pièces versées aux procédures.











