À Messamena, dans la région de l’Est, 50 jeunes incubés de la cinquième cohorte de l’Institut supérieur Fang entament une formation dédiée à la filière banane plantain. Une initiative qui s’inscrit dans les ambitions de transformation agricole du Cameroun à l’horizon 2035.
Une filière stratégique pour l’économie nationale
Considérée comme l’une des cultures vivrières les plus importantes du pays, la banane plantain occupe une place centrale dans la stratégie de développement agricole du Cameroun.
La Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) identifie en effet cette filière parmi les secteurs prioritaires susceptibles de renforcer la sécurité alimentaire, de créer des emplois et d’accroître les revenus des producteurs.
Dans cette perspective, l’entrée en formation de 50 incubés à l’Institut supérieur Fang de Messamena apparaît comme une étape supplémentaire vers la professionnalisation du secteur.
L’objectif affiché est de former des entrepreneurs capables de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, en passant par la commercialisation.
Former les futurs capitaines d’industrie
La cinquième cohorte, baptisée « Promotion Paul Biya », débute son parcours dans des infrastructures pédagogiques modernisées, équipées notamment de matériels de projection et d’espaces de formation adaptés aux exigences contemporaines de l’enseignement supérieur.
Au-delà de la simple acquisition de connaissances techniques, le programme vise à développer chez les apprenants des compétences en gestion, en innovation et en entrepreneuriat.
L’ambition est de faire émerger une nouvelle génération d’acteurs économiques capables de transformer l’agriculture familiale en véritables entreprises agro-industrielles.
L’enjeu de la transformation locale
Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse la seule augmentation des volumes de production.
Il s’agit également de renforcer la transformation locale afin de capter davantage de valeur ajoutée et de réduire les pertes post-récolte.
Dans un contexte marqué par la recherche d’une croissance plus inclusive, la filière banane plantain apparaît comme un levier important de création de richesses en milieu rural.
En misant sur la formation, l’innovation et l’entrepreneuriat, les autorités espèrent faire émerger des champions nationaux capables de contribuer à la réalisation des objectifs d’émergence fixés pour 2035.
L’expérience de Messamena illustre ainsi la volonté de faire de l’agriculture moderne un moteur de développement économique et social, tout en offrant aux jeunes des perspectives concrètes d’insertion professionnelle et de création d’entreprises.












