À travers la préparation de la mission économique « CFC Africa Tour » prévue en novembre prochain à Yaoundé, le Cameroun et le Maroc entendent renforcer leurs échanges économiques. L’accent est mis sur les investissements productifs, la transformation des matières premières et le développement des partenariats industriels.
Des investisseurs à la recherche d’opportunités
L’audience accordée mercredi dernier par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, à l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Cameroun et à une délégation de la Casablanca Finance City (CFC) traduit l’intérêt croissant des investisseurs marocains et internationaux pour l’économie camerounaise.
Plateforme financière de référence en Afrique, la CFC sert d’interface entre les grandes entreprises mondiales et les marchés africains à fort potentiel.
La visite du « CFC Africa Tour » au Cameroun vise ainsi à identifier des projets concrets d’investissement et à favoriser la conclusion de partenariats stratégiques avec les entreprises locales.
Des filières porteuses de croissance
Au cours des échanges, plusieurs secteurs prioritaires ont été mis en avant.
Le cacao et le café, dont la qualité est reconnue sur les marchés internationaux, constituent des filières à fort potentiel de transformation.
Le palmier à huile représente également une opportunité majeure, compte tenu du déficit actuel entre les capacités industrielles de raffinage et la production nationale.
L’aquaculture, le coton et l’agro-industrie figurent aussi parmi les domaines susceptibles d’attirer des capitaux.
Ces secteurs offrent des perspectives importantes en matière de création d’emplois, d’augmentation des exportations et de substitution aux importations.
Vers une industrialisation accélérée
Cette démarche s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Paul Biya, qui place la transformation structurelle de l’économie au cœur de la stratégie nationale de développement.
En misant sur la valorisation locale des ressources naturelles et sur l’attraction d’investissements productifs, le Cameroun entend renforcer son tissu industriel et consolider sa position de locomotive économique de l’Afrique centrale.












