Le département du Boyo, situé dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, est à nouveau plongé dans le deuil et l’effroi.
Un jeune fonctionnaire de police a tragiquement perdu la vie lors d’une attaque ciblée, orchestrée en plein cœur de la soirée par un groupe armé local. Cet événement vient s’ajouter à la liste déjà longue des attaques visant les forces de maintien de l’ordre dans cette zone en proie à l’instabilité.
L’insécurité chronique qui paralyse la région du Nord-Ouest s’est manifestée avec une violence renouvelée.
Le jeudi 25 juin 2026, aux alentours de 20 heures, l’obscurité a servi de couverture à une opération armée meurtrière à Fundong, le chef-lieu du département.
Selon les premiers éléments d’information relayés par Le Courrier du Cameroun, la victime de cet assaut est un jeune policier prénommé Oliver.
Alors qu’il se trouvait au lieu-dit Three Corners, un carrefour stratégique et habituellement fréquenté de la localité, le fonctionnaire est tombé dans une embuscade minutieusement préparée par des séparatistes.
Pris au piège et sans possibilité de repli, le jeune homme a été mortellement atteint.
L’assaut a été suivi d’un dépouillement systématique de la victime.
Immédiatement après avoir abattu le policier, les assaillants ont fait main basse sur ses équipements de protection et de combat avant de se volatiliser dans la nature.
Le bilan du matériel militaire dérobé fait état de :
- L’arme de service du fonctionnaire de police ;
- L’intégralité de ses munitions ;
- Son gilet pare-balles, pourtant censé le protéger.
L’attaque n’est pas restée anonyme très longtemps.
Quelques heures après les faits, une revendication officielle a été diffusée par les Pythons du Boyo.
Ce groupe armé séparatiste, particulièrement actif dans cette partie du territoire, multiplie les exactions, les embuscades et les actes de sabotage ces derniers temps, installant un climat de terreur permanent parmi les populations civiles et les détachements de sécurité.
Cette nouvelle agression illustre une fois de plus la volatilité extrême de la situation sécuritaire dans les régions anglophones du Cameroun.
Les forces de défense et de sécurité y demeurent les cibles privilégiées des factions armées autonomistes, qui cherchent à s’approvisionner en armement tout en contestant l’autorité de l’État.
Face à cette recrudescence de la violence à Fundong, les autorités administratives et sécuritaires ont immédiatement lancé des opérations de ratissage pour traquer les assaillants et tenter de récupérer le matériel de guerre emporté.












