Le retour au pays natal s’est opéré sous le signe de la rigueur policière pour Longue Longue.
L’artiste musicien camerounais, dont l’actualité récente en Europe a alimenté de nombreuses conversations, a touché le sol de la capitale politique camerounaise dans un contexte particulièrement encadré.
Entre l’atterrissage de son vol, son transfert immédiat vers les services de sécurité et sa mise en liberté provisoire, les dernières vingt-quatre heures de la star ont été rythmées par l’application stricte des protocoles administratifs et judiciaires.
Le premier acte de ce retour s’est joué en fin d’après-midi sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.
Il était approximativement 17 heures, heure locale, lorsque les roues du vol régulier de la compagnie Air France en provenance de Paris ont touché la piste.
Parmi les passagers se trouvait le chanteur, faisant l’objet d’une procédure formelle de reconduite à la frontière par les autorités françaises.
Informés de sa présence à bord et de son statut de refoulé, les éléments de la Direction Régionale de la Police Judiciaire (DRPJ) attendaient l’appareil de pied ferme.
Une interpellation dès la descente de l’avion
Dès sa descente de la passerelle, avant même qu’il ne puisse franchir les filtres habituels de la douane ou de la police des frontières aéroportuaire, l’artiste a été pris en charge par les enquêteurs et escorté vers un véhicule en direction des bureaux de la PJ au centre-ville.
Cette interpellation dès l’interpiste n’est pas une mesure d’exception, mais l’exécution d’un protocole réglementaire bien précis.
La législation camerounaise et les accords internationaux prévoient que tout citoyen faisant l’objet d’une mesure d’expulsion ou de reconduite à la frontière par un État tiers soit obligatoirement mis à la disposition des services d’immigration de la police nationale dès son arrivée.
Cette étape technique est une obligation légale avant toute décision d’élargissement ou, à l’inverse, de placement en détention préventive.
Elle vise à vérifier l’identité de l’individu, à acter officiellement son retour et à examiner sa situation juridique sur le territoire national.
Une nuit d’audition à la DRPJ
C’est précisément dans le cadre de cette obligation légale que Longue Longue a passé une nuit blanche dans les locaux de la DRPJ.
Les enquêteurs ont procédé à une audition administrative exhaustive qui s’est prolongée durant de longues heures nocturnes.
L’interrogatoire a permis de passer en revue les motifs de sa reconduite ainsi que les éléments administratifs requis par la procédure d’immigration.
Face à la police, l’artiste a dû s’expliquer sur les circonstances de son séjour et de son départ de France, une déposition consignée dans les procès-verbaux officiels.
L’intervention décisive de « Mamy Nyanga »
Le dénouement de cette phase policière est intervenu au cours de la matinée.
À l’issue de son audition et après la finalisation des documents administratifs, la police judiciaire a consenti à sa remise en liberté, mais sous une modalité bien spécifique : la libération sous garant.
Pour éviter une détention administrative prolongée, une tierce personne de notoriété publique devait s’engager formellement auprès de l’État à garantir la représentation de l’artiste devant la justice ou la police en cas de besoin.
C’est la femme d’affaires et Sénatrice Françoise Puene, mondialement connue sous le pseudonyme de Mamy Nyanga, qui est intervenue pour débloquer la situation en apposant sa signature sur l’acte d’engagement, permettant ainsi au chanteur de quitter les cellules de la police.
Une liberté provisoire sous conditions
Désormais libre de ses mouvements, bien que soumis aux obligations de sa liberté provisoire, Longue Longue a pu quitter le siège de la DRPJ pour entamer sa phase de récupération.
L’artiste a pris ses quartiers à l’Hôtel Franco, un établissement hôtelier de Yaoundé où il réside actuellement.











