Alors que Kribi est confrontée à de nombreuses controverses foncières, le Conseiller régional René NDAMBA se retrouve au centre d’une polémique autour du choix du site devant accueillir le projet de la Marina de Kribi. Pourtant, sa démarche mérite d’être examinée à la lumière des faits.
Tout est parti d’une séance de travail organisée par le Conseil régional du Sud dans la Salle des Actes de la Communauté urbaine de Kribi. Les échanges portaient sur le choix d’un site de 250 hectares destiné à accueillir ce projet touristique d’envergure.
Souhaitant contribuer au développement touristique de sa ville natale, René NDAMBA aurait proposé le site dit de la « Mère de l’Humanité », d’une superficie d’environ 100 hectares. Dans une correspondance adressée au Président du Conseil régional, il aurait également évoqué la possibilité de mobiliser les 150 hectares complémentaires dans le domaine privé de l’État, sous réserve des procédures légales applicables.
Mais voilà que ce courrier, destiné à la hiérarchie régionale, se retrouve sur les réseaux sociaux et alimente des accusations de tentative de spoliation foncière au détriment des populations riveraines.
Une proposition de site suffit-elle à établir une intention de prévarication foncière ? Rien ne permet de tirer une telle conclusion sans examiner les documents, le statut juridique des terrains et les faits avec rigueur.
La question mérite donc d’être posée : à qui profite cette polémique et pourquoi une démarche présentée comme une contribution au développement touristique de Kribi suscite-t-elle autant de controverses ?
Dans cette affaire, la prudence s’impose. Les populations ont droit à la vérité, les riverains à la protection de leurs intérêts et les acteurs concernés à un examen objectif des faits.
À Kribi, le développement touristique doit se construire dans la transparence, le respect de la loi et la protection des droits fonciers, loin des procès d’intentions.















