La décision est officielle, brutale et sans ambiguïté : le supermarché SINO MART, situé face au marché Elig-Ezoa dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, a été fermé sur ordre administratif.
Le document signé par le sous-préfet Harouna Nyandji Mgbatou, en date du 5 mai 2026, expose des faits graves qui justifient cette mesure exceptionnelle.
Dans cette décision portant le numéro 307, l’autorité administrative s’appuie sur plusieurs textes réglementaires encadrant :
- L’organisation de l’État
- Les pouvoirs des responsables territoriaux
Mais au-delà de ce cadre légal classique, c’est un élément particulièrement choquant qui retient l’attention :
« le traitement inhumain infligé à certains employés par les responsables du supermarché SINO MART ».
UN CLIMAT DE TENSION AVÉRÉ
À cela s’ajoute un climat de tension autour de l’établissement.
Le texte évoque également :
« la demande de fermeture provisoire introduite par les promoteurs dudit supermarché pour risque de vandalisme ».
Autrement dit :
- Les responsables eux-mêmes auraient sollicité cette fermeture
- La situation serait devenue potentiellement incontrôlable
Ce double constat accusations de mauvais traitements internes et menace externe de troubles a pesé lourd dans la balance.
UNE DÉCISION D’ORDRE PUBLIC
L’autorité administrative tranche alors sans détour.
L’article premier de la décision est clair :
« Est pour compter de la date de signature de la présente décision, provisoirement fermé, pour risque de troubles graves à l’ordre public, le supermarché SINO MART ».
Le motif invoqué dépasse donc le simple cadre :
- D’un conflit interne
- D’une irrégularité commerciale
Il s’agit d’une question d’ordre public, ce qui confère à la mesure une dimension sécuritaire.
UN EMPLACEMENT STRATÉGIQUE SOUS SURVEILLANCE
Le lieu n’est pas anodin. Implanté « face marché Elig-Ezoa », dans une zone densément fréquentée, le supermarché se trouve au cœur d’un espace où la moindre tension peut rapidement dégénérer.
Les autorités semblent avoir voulu prévenir toute escalade, notamment dans un contexte où :
- Les frustrations sociales peuvent s’exprimer rapidement
- Les rumeurs peuvent mobiliser les populations
UN DISPOSITIF SÉCURITAIRE RENFORCÉ
Pour garantir l’application stricte de cette décision, plusieurs forces sont mobilisées.
Le document précise que :
« le Chef de Poste de Gendarmerie de Manguier, le Commissaire de Sécurité Publique du 6e arrondissement, le Commissaire Spécial de Yaoundé 1er sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente décision ».
Une coordination sécuritaire qui montre :
- Le sérieux accordé à cette affaire
- La volonté de prévenir tout débordement
Elle envoie également un signal fort sur la responsabilité des entreprises vis-à-vis de leurs employés et sur la vigilance des autorités face à toute menace à l’ordre public.













