Le monde de la culture camerounaise est en deuil suite au décès, survenu dans la nuit dernière, du réalisateur et producteur Bassek Ba Kobhio à l’âge de 69 ans.
Originaire de Ndom, dans le département de la Sanaga-Maritime, ce monument du septième art laisse derrière lui une œuvre et des institutions qui ont marqué l’histoire du cinéma africain contemporain.
Ancien pensionnaire de l’Université de Yaoundé, Bassek Ba Kobhio s’était imposé sur la scène internationale grâce à ses productions cinématographiques, au premier rang desquelles figure son film emblématique « Le Grand Blanc de Lambaréné ».
Cette œuvre, explorant la vie du docteur Albert Schweitzer, demeure l’une des références majeures de la filmographie camerounaise et continentale pour sa profondeur narrative et sa qualité esthétique.
Au-delà de sa carrière de réalisateur, son action structurante pour l’industrie reste indissociable de la création du festival Écrans Noirs. Lancé à la fin des années 1990, ce rendez-vous annuel est devenu, sous sa direction, la principale plateforme de diffusion et de promotion du cinéma en Afrique centrale, permettant à de nombreux jeunes talents de se faire connaître.
L’annonce de sa disparition marque la fin d’un chapitre pour le cinéma camerounais. Les hommages commencent à affluer pour saluer la mémoire de celui qui a consacré sa vie à l’image, au développement des industries créatives et au rayonnement culturel de son pays à l’échelle mondiale.












