Le colonel Hamad Kalkaba Malboum, figure centrale du mouvement sportif depuis des décennies, a quitté la scène à l’âge de 75 ans.
Cette disparition marque la fin d’une époque pour le Comité national olympique et sportif du Cameroun, institution qu’il présidait sans relâche depuis 1998.
Au-delà de ses fonctions nationales, il était devenu l’un des visages les plus respectés du sport mondial.
Son influence s’étendait à travers tout le continent en sa qualité de président de la Confédération Africaine d’Athlétisme, poste qu’il occupait avec la rigueur propre à sa formation militaire.
Tout au long de son parcours, il a œuvré pour que l’Afrique dispose d’une voix forte au sein des instances internationales, luttant pour l’amélioration des conditions d’entraînement des athlètes et la reconnaissance de leur talent sur la scène olympique.
Un bâtisseur du mouvement sportif africain
Son décès prive le pays d’un diplomate du sport et d’un bâtisseur qui a consacré près de trente ans de sa vie à l’administration et au rayonnement de l’idéal olympique.
Pour les athlètes de plusieurs générations, il restait un mentor et une boussole, capable d’allier la discipline du colonel à la passion de l’amoureux du stade.
Le dernier hommage à ce grand serviteur de l’État se déroule aujourd’hui même.
Son inhumation est organisée à la Mosquée d’Etoudi, à Yaoundé.
Dans la sobriété et le recueillement, sa famille, les autorités administratives, le mouvement sportif et ses nombreux proches se réunissent pour l’accompagner vers sa dernière demeure.
Le vide laissé par son départ sera difficile à combler, tant son nom était devenu indissociable de l’histoire du sport camerounais contemporain.












