En instaurant le Grand Prix du Documentaire Serge Pouth, l’office public de radiodiffusion camerounaise opère un double coup d’éclat : institutionnaliser la quête du mérite journalistique tout en consacrant l’expertise des stations régionales face aux enjeux majeurs de notre temps.
Un paradigme managérial fondé sur le mérite
Dans un paysage médiatique africain en pleine mutation, le lancement par Charles Pythagore Ndongo, Directeur général de la CRTV, de la première édition du Grand Prix du Documentaire dépasse le simple devoir de mémoire. En sanctifiant l’héritage de Serge Bertrand Pouth Pouth — figure emblématique couronnée au festival de Cannes en octobre 2025 —, le management de la CRTV établit un nouveau benchmark d’exigence interne. Cette démarche d’émulation collective vise à transformer les rédactions en véritables bastions d’innovation narrative et de rigueur journalistique.
La décentralisation du talent : le triomphe de l’Extrême-Nord
Le sacre de la station régionale de l’Extrême-Nord marque un tournant stratégique majeur. En s’imposant grâce à une production centrée sur la problématique vitale de l’eau, les équipes locales démontrent que la valeur ajoutée et l’excellence éditoriale ne sont plus l’apanage des sièges centraux de Yaoundé. Face à un jury impartial, cette victoire valide l’efficacité d’un maillage territorial capable d’interpeller sur des enjeux environnementaux globaux.
Consolider l’actif immatériel du service public
Sous la caution académique et institutionnelle du Pr Félix Zogo, représentant du ministre René Sadi, PCA et ministre de la communication, la cérémonie a réaffirmé la mission d’impat de l’audiovisuel public. Plus qu’une récompense, le Prix Serge Pouth constitue un actif immatériel stratégique. Il insuffle une culture de la perfection, de la quête littéraire et de la passion documentaire, garantissant à la CRTV le maintien de son rang de pionnier souverain dans l’information et la culture au Cameroun.













