Le football camerounais bégaie, et l’histoire se répète de la manière la plus brutale.
Ce dimanche 21 juin 2026, la tanière des Lionnes Indomptables a tremblé sur ses bases.
Nchout Ajara Njoya (33 ans) et Fallone Mefoumetou (35 ans) ont plié bagage et quitté volontairement le rassemblement juste après la séance d’entraînement.
Un claquage de porte qui sonne comme un réquisitoire contre la gestion de la Fédération et les choix radicaux de la nouvelle sélectionneuse, Valentine Nguele.
À l’origine de ce clash, une refonte totale de la philosophie de l’équipe nationale.
Le nouveau staff technique a décidé de dynamiter la hiérarchie traditionnelle par une égalité absolue.
Finie l’immunité liée au statut, toutes les joueuses sont désormais soumises à une évaluation physique, technique et tactique stricte, sans égard pour l’ancienneté ou les états de service.
Cette destitution symbolique s’est traduite par le retrait du brassard de capitaine à l’icône Gabrielle Aboudi Onguéné pour être confié à Colette Ndzana.
Cette révolution de palais s’accompagne d’une réorganisation complète du vestiaire et d’une volonté affichée de rajeunir l’effectif au détriment des cadres historiques.
Cette méthode rappelle en tout point le coup de balai mémorable de Paul Le Guen à la coupe du monde en 2010 chez les Lions Indomptables, lorsqu’il avait retiré le brassard à Rigobert Song pour le confier à Samuel Eto’o, écartant au passage les intouchables d’hier.
À l’époque, la Fédération avait acté la rupture ; aujourd’hui, elle applique la même recette de choc.
La gestion humaine des sélections camerounaises, qu’elles soient masculines ou féminines, continue de se faire à la hache.
Ce vent de « renouveau » imposé par l’instance faîtière et ses techniciens crée une fracture générationnelle nette.












