La visite technique effectuée par le Directeur général de CAMWATER, le Dr Blaise Moussa, à l’usine de Yato marque bien plus qu’un simple déplacement de terrain.
Elle intervient dans un contexte où les perturbations de la desserte en eau potable à Douala ravivent régulièrement les frustrations des populations et les interrogations sur la résilience des infrastructures publiques.
La remise en service de l’électropompe de captage, après 48 heures d’intervention intensive, apparaît ainsi comme un test grandeur nature de la capacité de réaction de l’entreprise publique.
À travers cette opération, la société des eaux cherche aussi à restaurer sa crédibilité. Car à Douala, capitale économique du Cameroun, chaque interruption d’eau devient rapidement un enjeu social, sanitaire et économique.
Les quartiers fortement peuplés, les hôpitaux, les marchés et les unités industrielles dépendent directement de la stabilité de la production de l’usine de Yato.
Le retour à la capacité nominale annoncé par l’entreprise constitue donc un signal d’apaisement, mais également une promesse de continuité du service public.
Reste que cet épisode remet au centre du débat la question structurelle de la modernisation des équipements hydrauliques au Cameroun.
Au-delà des réparations d’urgence, les usagers attendent désormais des investissements durables capables d’anticiper les pannes récurrentes et de sécuriser l’approvisionnement en eau d’une métropole en pleine expansion démographique.











