Après la disparition récente de l’ancien Président du Sénat, c’est au tour de l’ex Président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, de tirer sa révérence.
Selon les premières informations, il sera inhumé ce soir, marquant une séparation rapide et solennelle avec celui qui aura incarné pendant des décennies le perchoir de l’hémicycle.
UNE FIGURE MAJEURE DU POUVOIR LÉGISLATIF
Son nom reste indissociable de l’Assemblée nationale qu’il a dirigée durant de longues années.
Élu député, puis porté à la tête de l’institution, il s’est installé dans la durée, devenant l’un des visages les plus reconnaissables du pouvoir législatif.
À ce poste stratégique, il a accompagné les grandes orientations politiques du pays, présidant les sessions parlementaires avec une rigueur souvent décrite comme imperturbable.
Homme de fidélité au pouvoir en place, Cavaye Yeguié Djibril aura été un acteur clé dans la consolidation de la majorité parlementaire.
Son rôle ne se limitait pas à l’animation des débats : il était aussi un rouage essentiel dans la stabilité institutionnelle, assurant la continuité des travaux législatifs dans un contexte politique parfois tendu.
UNE LONGÉVITÉ POLITIQUE DISCUTÉE
Mais son long règne au perchoir n’a pas échappé aux critiques.
Certains lui reprochaient une gestion jugée trop alignée sur l’exécutif, soulevant la question de l’indépendance réelle du pouvoir législatif.
D’autres pointaient une longévité symptomatique d’un renouvellement politique difficile.
Ces critiques n’ont toutefois jamais entamé :
- Son influence
- Sa capacité à se maintenir au cœur du dispositif institutionnel
LA DISPARITION D’UNE MÉMOIRE INSTITUTIONNELLE
Au-delà des controverses, Cavaye Yeguié Djibril laisse l’image d’un homme d’État rompu aux arcanes du pouvoir, discret mais décisif, dont la longévité force l’attention.
Sa disparition ouvre une page d’incertitude, tant il représentait une forme de stabilité dans le paysage politique camerounais.
Il sera inhumé ce soir, précisent nos sources, dans une sobriété qui contraste avec l’ampleur de la carrière qu’il laisse derrière lui.
Avec lui disparaît une mémoire vivante du parlementarisme camerounais, et une figure qui aura profondément marqué son époque.












