LE CHÂTIMENT DU PÈRE QUI A VIOLÉ ET SODOMISÉ SA PROPRE FILLE DE 8 ANS À YAOUNDÉ.
C’est le dénouement d’une affaire judiciaire qui a tenu en haleine et profondément indigné l’opinion publique de Yaoundé pendant deux longues années. Poursuivi depuis le mois de mai 2024 après une rocambolesque remise en liberté, Pascal Tsala Bina a finalement été rattrapé par la justice. Le tribunal l’a condamné à une peine de 15 ans de prison ferme pour avoir abusé sexuellement de sa propre fille, âgée de seulement 8 ans au moment des faits. Le calvaire de la jeune victime trouve ses racines dans une manipulation familiale d’un cynisme glaçant. Les faits révèlent que Pascal Tsala Bina avait renié cette enfant avant même sa naissance. Pourtant, huit ans plus tard, il reparaît soudainement dans la vie de la fillette. Se présentant sous les traits d’un père soucieux de l’avenir de sa progéniture, il exige de l’accueillir sous son toit, utilisant le prétexte de prendre en charge sa scolarité. Cette promesse d’un avenir meilleur s’est très vite transformée en un effroyable huis clos.
Une fois la mineure installée au domicile de son géniteur, loin de tout regard extérieur, les abus systémiques commencent. Loin de l’encadrement éducatif promis, le père soumet l’enfant à une violence psychologique et physique extrême. Selon les déclarations glaçantes de la victime, son père la séquestrait pour la contraindre à visionner des contenus pornographiques. Ces vidéos obscènes servaient de mode opératoire : il obligeait ensuite la fillette à reproduire exactement les scènes dégradantes qu’elle venait de regarder. Lorsque le scandale éclate initialement il y’a deux ans, les preuves matérielles sont pourtant accablantes. Un certificat médical détaillé est immédiatement dressé, confirmant sans l’ombre d’un doute les traumatismes, les viols et la sodomie subis par l’enfant. Malgré ces éléments probants, le dossier prend une tournure révoltante.
À la faveur de tractations obscures dans les couloirs de la justice, le mis en cause parvient à obtenir une libération pure et simple, un camouflet insoutenable pour la victime et ses proches. Il aura fallu l’intervention déterminante de la presse et de la société civile pour empêcher que ce crime ne reste impuni. Face à cette libération injustifiée, un véritable tollé médiatique s’organise à Yaoundé et au-delà. La pression populaire et l’indignation collective deviennent telles qu’elles contraignent le système à réagir. Pascal Tsala Bina est de nouveau appréhendé et les poursuites sont officiellement relancées en mai 2024. La condamnation à 15 ans de réclusion criminelle prononcée aujourd’hui vient sceller le sort de cet homme. Au-delà de la sanction pénale d’un prédateur intrafamilial, ce verdict met en lumière les failles d’un système qui a failli abandonner une enfant, mais rappelle surtout la force de l’opinion publique et des médias lorsqu’il s’agit d’exiger que justice soit rendue.












