Le Conseil constitutionnel du Cameroun a un nouveau président. Rémy Nama a été nommé à la tête de cette institution par décret présidentiel signé ce vendredi 16 octobre 2026, quelques jours après le décès de Clément Atangana, survenu le 4 octobre dernier à Paris. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la disparition de celui qui dirigeait cette juridiction depuis sa mise en place en 2018 et qui occupait une position centrale dans le dispositif institutionnel chargé de veiller à la régularité des consultations électorales et au respect de la Constitution. Magistrat et haut fonctionnaire, Rémy Nama évoluait jusqu’ici au Secrétariat général de la présidence de la République. Il y a notamment exercé des fonctions de chargé de mission et de conseiller chargé des affaires juridiques, au cœur des services présidentiels.
Il a également représenté la présidence de la République au conseil d’administration du Parc national de matériel de génie civil (Matgénie). Son parcours le place ainsi au croisement de l’appareil judiciaire et de l’administration présidentielle. Dans le même mouvement, Abdoulaye Daouda a été nommé membre du Conseil constitutionnel, selon les informations communiquées sur les nouvelles désignations. Cette recomposition intervient à un moment où le Conseil constitutionnel occupe une place stratégique dans la vie politique camerounaise. Chargée notamment de statuer sur la régularité de l’élection présidentielle et des élections parlementaires, ainsi que sur les contestations relevant de sa compétence, l’institution est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’arbitrage des grandes échéances politiques. La nomination de Rémy Nama ouvre donc une nouvelle séquence à la tête de cette juridiction, dont l’indépendance, l’impartialité et la crédibilité demeurent des enjeux majeurs pour la confiance des citoyens dans les institutions de la République.











