Sept ans après l’incendie qui avait mis à l’arrêt une grande partie des installations de la SONARA, le Cameroun franchit une nouvelle étape dans la relance de son principal outil de raffinage.
Derrière l’ouverture du Market Sounding consacré à sa réhabilitation se dessine une stratégie de long terme où le ministère des Finances, conduit par Louis Paul Motaze, a joué un rôle déterminant en rétablissant la crédibilité financière de l’entreprise avant d’engager sa reconstruction industrielle.
Le pari du redressement financier
Au lendemain du sinistre de mai 2019, la priorité n’était pas de reconstruire les unités détruites, mais d’éviter l’effondrement financier de la SONARA.
Endettée à hauteur de plusieurs centaines de milliards de FCFA, l’entreprise faisait peser un risque sur l’ensemble du système bancaire camerounais.
Sous les orientations du chef de l’État, le ministère des Finances a alors engagé une vaste opération de restructuration de la dette.
Les accords conclus avec les banques locales, puis avec les principaux fournisseurs internationaux de pétrole, ont progressivement restauré la confiance des créanciers.
Cette stratégie a permis de transformer une entreprise en difficulté en un actif redevenu finançable.
Créer les conditions de l’investissement
L’autre innovation majeure réside dans la mise en place d’un compte séquestre alimenté par une contribution prélevée sur les produits pétroliers.
Ce mécanisme garantit les remboursements des dettes restructurées tout en sécurisant les ressources nécessaires à la relance.
À cette discipline financière se sont ajoutées :
- la recapitalisation de la dette fiscale ;
- les études techniques de reconstruction ;
- l’élaboration du programme PARRAS 24.
Autant d’étapes qui ont permis de préparer un projet industriel crédible avant de solliciter les investisseurs.
L’heure des partenaires industriels
Le Market Sounding organisé à Yaoundé marque ainsi un changement de séquence.
Il ne s’agit plus de sauver la SONARA, mais de définir les modalités du partenariat qui accompagnera sa modernisation.
Cette consultation internationale doit permettre d’affiner le modèle économique et d’identifier les opérateurs capables d’accompagner la renaissance de la raffinerie.
Dans cette trajectoire, Louis Paul Motaze, ministre des Finances, apparaît comme l’artisan de la phase préparatoire.
En sécurisant les financements, en rassurant les marchés et en coordonnant les négociations avec les créanciers, il a contribué à replacer la SONARA au cœur de la stratégie énergétique du Cameroun.
Le défi est désormais industriel : transformer cette stabilité financière retrouvée en une raffinerie moderne, compétitive et durable.












