L’incertitude laisse place à l’organisation.
À travers un communiqué de presse-radio publié depuis Yaoundé, la Commission Nationale du Croissant Lunaire (CNCL) a officiellement tranché le calendrier liturgique pour la communauté musulmane du Cameroun.
Dans un document daté du 17 mai 2026, l’instance régulatrice fixe les échéances majeures du mois de Zoul Hidja, point d’orgue de l’année hégirienne.
Le basculement vers le dernier mois de l’année islamique est désormais acté.
Selon la CNCL, « le lundi 18 mai 2026 correspond au 1er du mois de Zoul Hidja 1447 de l’année hégirienne ».
Cette annonce n’est pas une simple formalité administrative ; elle détermine mathématiquement la date de la Fête du Sacrifice, l’une des célébrations les plus sacrées de l’Islam.
En conséquence directe de cette observation, la Commission annonce que « la célébration de la Fête de Sacrifice (Eid al-Adha) aura lieu le mercredi 27 mai 2026, in shâ Allah ».
Cette précision permet aux fidèles, aux commerçants et aux administrations de s’accorder sur une date commune.
une annonce à forte portée spirituelle
Au-delà de la stricte annonce calendaire, le texte signé par le porte-parole, le Pr. Souley Mane, revêt une dimension spirituelle et patriotique.
La Commission ne se contente pas de fixer une date ; elle accompagne son annonce de vœux tournés vers la cohésion sociale.
Elle « souhaite, par anticipation, une heureuse Fête de Sacrifice à tous les musulmans ».
L’attention est également portée sur la diaspora spirituelle, à savoir les fidèles effectuant le pèlerinage aux lieux saints.
Le texte mentionne explicitement un « agréable séjour aux pèlerins camerounais en Arabie saoudite », rappelant le lien indéfectible entre la communauté nationale et les rituels universels du Hajj.
Un appel à la paix et à l’unité nationale
Dans un contexte où les défis sécuritaires et sociaux demeurent présents, la CNCL conclut son communiqué par une injonction civique forte.
Elle exhorte l’ensemble des croyants à transformer cet acte d’adoration en un levier pour la nation.
Le communiqué appelle ainsi les fidèles « à prier intensément pour la paix, l’unité et la prospérité au Cameroun ».
Cet extrait souligne le rôle central que jouent les autorités religieuses dans la préservation du tissu social camerounais, en plaçant les valeurs de paix et d’unité au cœur de la fête de l’Aïd.













