Reçue le 3 mars 2025 au ministère des PME, l’Association des Acteurs de la Filière Banane Plantain du Cameroun (AFBPC) a présenté un projet d’incubation d’une vingtaine de jeunes entrepreneurs agricoles.
Objectif : faire de la banane plantain un levier structurant d’autonomisation économique et de transformation rurale.
Une filière stratégique en quête de structuration
Au cœur des échanges entre le ministre et OBAM BIKOUE Samuel Tony, président national de l’Association des Acteurs de la Filière Banane Plantain du Cameroun (AFBPC), une ambition claire : professionnaliser et moderniser la production de banane plantain.
Produit de consommation massive au Cameroun, la banane plantain reste encore dominée par de petites exploitations faiblement structurées et peu intégrées aux circuits formels de financement.
Le programme proposé entend rompre avec cette logique en orientant la production vers le marché, avec des objectifs assumés de rentabilité et de bancarisation.
« Un jeune, une plantation, un avenir »
Baptisé « Un jeune, une plantation de banane plantain orientée vers un marché, un compte bancaire, un avenir », le projet prévoit l’incubation et l’accompagnement technique et financier d’une vingtaine de porteurs de projets.
Il s’agit non seulement de former ces jeunes aux pratiques agricoles modernes, mais aussi de les insérer dans un écosystème structuré :
accès au crédit,
contractualisation avec les acheteurs,
gestion comptable,
culture de la performance.
De l’agriculture de subsistance à l’agrobusiness
À travers cette initiative, le ministère des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat cherche à repositionner l’agriculture comme un secteur d’opportunités et non plus de survie.
La banane plantain devient ainsi le symbole d’une transition vers un entrepreneuriat rural moderne, capable de :
créer des emplois durables,
renforcer la sécurité alimentaire,
contribuer à la croissance inclusive.
Si le cofinancement envisagé se concrétise, cette expérimentation pourrait servir de modèle à d’autres filières agricoles stratégiques.
Dans un contexte marqué par la pression démographique et le chômage des jeunes, l’enjeu dépasse largement la seule production : il s’agit, pour le gouvernement, de cultiver l’avenir économique du pays.












