Présidentielle au Congo
Makosso en première ligne pour défendre le bilan de Sassou Nguesso
Par Armance Ndom’a Bille, envoyée spéciale à Brazzaville
En animant une conférence de presse consacrée au bilan de la campagne présidentielle, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s’est posé en vigie politique du candidat Denis Sassou Nguesso. Un exercice de communication qui révèle la stratégie du pouvoir : défendre la continuité tout en promettant une accélération du développement.
Une campagne structurée autour du bilan
À mesure que la campagne présidentielle avance, le pouvoir congolais affine sa stratégie. En première ligne, Anatole Collinet Makosso, porte-parole de la dynamique électorale du président sortant, a choisi la tribune médiatique pour structurer le récit politique du camp présidentiel.
L’objectif est clair : présenter la candidature de Denis Sassou Nguesso comme la suite logique d’un cycle de stabilité politique et institutionnelle amorcé depuis plusieurs décennies. Dans son argumentaire, le chef du gouvernement insiste sur les acquis : paix civile, infrastructures structurantes et réformes économiques engagées dans un contexte international marqué par les crises énergétiques et financières.
L’argument de la stabilité
Au cœur du discours du pouvoir se trouve un message central : la stabilité comme condition du développement. En rappelant les turbulences politiques qui ont marqué l’histoire du Congo, l’équipe de campagne cherche à convaincre l’électorat que la continuité constitue la voie la plus sûre pour consolider les investissements et préserver la cohésion nationale.
La promesse d’une accélération économique
Mais le pouvoir sait que le seul argument de la stabilité ne suffit plus. Le programme présenté met donc l’accent sur l’« accélération de la marche vers le développement », avec un accent particulier sur la diversification économique, la création d’emplois et l’amélioration des politiques sociales.
Les critiques de l’opposition
Face à ce discours, l’opposition accuse le pouvoir de recycler les mêmes promesses sans répondre aux difficultés sociales persistantes. Plusieurs leaders dénoncent également un déséquilibre dans l’accès aux moyens de campagne, estimant que l’appareil d’État reste largement mobilisé en faveur du président sortant.













