Lors de la cérémonie des vœux 2026, le recteur a dressé le bilan d’une année de croissance rapide et esquissé les priorités d’une université jeune qui veut s’imposer dans le paysage académique camerounais et régional.
Une expansion spectaculaire, mais exigeante
Créée il y a peu, l’Université de Bertoua affiche déjà des ambitions de grande institution. Devant enseignants, personnels et étudiants réunis le 26 février, le recteur a souligné une progression impressionnante des effectifs, passés de 12 000 à 18 500 étudiants, ainsi qu’un renforcement notable du corps enseignant.
L’ouverture de nouveaux sites, dont un institut spécialisé à Yokadouma, illustre cette dynamique d’expansion territoriale.
Mais cette croissance rapide pose aussi un défi majeur : maintenir la qualité de l’encadrement et des infrastructures. Le discours insiste ainsi sur la nécessité d’« efforts accrus » pour préserver les acquis et accompagner l’afflux d’étudiants dans une région longtemps marginalisée sur le plan universitaire.
Numérisation et recherche au cœur du projet
Pour 2026, la feuille de route est claire : moderniser. La mise en place de plateformes numériques, la finalisation de blocs pédagogiques et l’équipement des laboratoires doivent améliorer les conditions d’enseignement.
Signe notable : un fonds de 100 millions de FCFA sera consacré à la recherche, un levier stratégique pour toute université aspirant à une reconnaissance internationale.
Le recteur a également promis une attention particulière aux conditions sociales du personnel, notamment le paiement des indemnités et rappels, enjeu sensible dans l’enseignement supérieur camerounais.
Une institution alignée sur les priorités nationales
Au-delà du cadre académique, l’allocution s’inscrit dans une rhétorique institutionnelle classique, saluant l’action de l’État et du chef de l’État, Paul Biya. L’université se positionne ainsi comme un instrument du développement régional et national.
Dans une ville comme Bertoua, capitale de l’Est camerounais, cette montée en puissance universitaire pourrait transformer durablement l’économie locale — à condition que l’ambition affichée se traduise, dans les faits, par des moyens pérennes et une gouvernance efficace













