À la veille du scrutin présidentiel en République du Congo, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso adopte un ton résolument combatif pour défendre le bilan du pouvoir et mobiliser l’électorat autour du président sortant Denis Sassou Nguesso.
Dans un contexte marqué par l’enjeu de la participation et les critiques de l’opposition, cette posture traduit une stratégie politique bien calculée.
La stratégie de la majorité
À quelques heures du vote, le discours du chef du gouvernement vise avant tout à consolider la base électorale du pouvoir. En multipliant les interventions publiques, Anatole Collinet Makosso se positionne comme l’un des principaux défenseurs du bilan de la majorité présidentielle.
Son argumentaire s’appuie sur les réalisations économiques et les projets d’infrastructures engagés ces dernières années, malgré une conjoncture marquée par les fluctuations des prix du pétrole et les contraintes budgétaires.
La majorité cherche ainsi à imposer un récit centré sur la stabilité et la continuité.
L’ombre de l’abstention
Mais derrière cette assurance affichée se cache une préoccupation réelle : la mobilisation des électeurs. Comme lors des précédentes consultations, l’abstention pourrait constituer le véritable adversaire du pouvoir.
Les autorités redoutent particulièrement une démobilisation dans les centres urbains, où une partie de l’opinion manifeste une certaine lassitude politique. D’où les appels répétés à la participation et à la défense des institutions.
Une campagne sous tension contenue
Si la campagne s’est globalement déroulée dans le calme, l’opposition continue de dénoncer un déséquilibre des moyens et appelle à une vigilance accrue lors du dépouillement.
Dans ce climat à la fois mesuré et chargé d’enjeux, l’attitude combative de Makosso traduit surtout la volonté du pouvoir de transformer la dernière ligne droite de la campagne en démonstration de force politique.












