À Lolodorf, le rassemblement Nlar Mbvumbo ambitionne de raviver les liens entre les fils et filles d’une communauté dispersée. Entre transmission, mémoire et cohésion sociale, l’initiative soulève une question essentielle : comment préserver une identité locale à l’heure des mutations contemporaines ?
Retrouver les racines
Portée par l’association Nlar Mbvumbo, la rencontre du 26 février 2026 se voulait avant tout un temps de reconnexion culturelle. Dans un contexte où l’exode rural et la mondialisation fragilisent les patrimoines immatériels, la mobilisation de la diaspora apparaît comme un véritable acte de sauvegarde.
Langue, rites, généalogie et traditions orales constituent le socle d’une mémoire collective que les organisateurs entendent transmettre aux jeunes générations.
L’enjeu dépasse la simple célébration festive : il s’agit de consolider un sentiment d’appartenance et de recréer des passerelles intergénérationnelles entre anciens et cadets.
La diaspora comme levier
Les communautés locales s’appuient de plus en plus sur leurs ressortissants établis dans les grandes villes ou à l’étranger pour soutenir des projets sociaux et culturels. Le Nlar Mbvumbo s’inscrit dans cette dynamique. En réunissant cadres, étudiants et notables autour d’un même héritage, l’initiative peut devenir un catalyseur de solidarité.
La réussite d’un tel rassemblement repose toutefois sur un équilibre délicat :
valoriser la tradition sans la figer, encourager la modernité sans diluer l’authenticité.
Préserver l’esprit fondateur
Pour durer, le Nlar Mbvumbo devra maintenir le cap sur sa vocation première : la promotion du patrimoine Mbvumbo. La mise en avant des gardiens de la tradition, la structuration d’activités culturelles pérennes et l’implication active des jeunes seront déterminantes.
À Lolodorf, l’enjeu n’est pas seulement organisationnel. Il touche à la survie d’une identité locale dans un monde en mouvement. Si l’élan est consolidé, le Nlar Mbvumbo pourrait s’imposer comme un modèle de renaissance culturelle communautaire au Cameroun.













