Malgré l’abondance de plans stratégiques et de programmes d’investissement, l’exécution des projets demeure l’un des principaux points faibles des politiques publiques en Afrique. Routes inachevées, infrastructures énergétiques en retard, projets agricoles à l’arrêt : le continent souffre moins d’un déficit d’idées que d’un problème de mise en œuvre.
Premier obstacle : la gouvernance. Objectifs imprécis, changements fréquents de priorités politiques et lenteur des circuits de décision fragilisent le pilotage des projets. À cela s’ajoutent des retards chroniques de décaissement, souvent liés à la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds et à des procédures administratives complexes.
Le déficit de capacités techniques pèse également lourd. Études de faisabilité insuffisantes, faiblesse de la maîtrise d’ouvrage et absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation conduisent à des surcoûts et à des délais mal maîtrisés. Dans plusieurs pays, les projets se heurtent aussi à des contraintes contextuelles : conflits fonciers, résistances sociales, instabilité réglementaire ou sécuritaire.
Enfin, le facteur humain reste déterminant. Sans appropriation par les acteurs locaux ni responsabilisation des équipes, même les projets bien financés peinent à aboutir. Pour transformer les Les freins à l’exécution des projets : le talon d’Achille des politiques publiques africaines
Malgré l’abondance de plans stratégiques et de programmes d’investissement, l’exécution des projets demeure l’un des principaux points faibles des politiques publiques en Afrique. Routes inachevées, infrastructures énergétiques en retard, projets agricoles à l’arrêt : le continent souffre moins d’un déficit d’idées que d’un problème de mise en œuvre.
Premier obstacle : la gouvernance. Objectifs imprécis, changements fréquents de priorités politiques et lenteur des circuits de décision fragilisent le pilotage des projets. À cela s’ajoutent des retards chroniques de décaissement, souvent liés à la dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds et à des procédures administratives complexes.
Le déficit de capacités techniques pèse également lourd. Études de faisabilité insuffisantes, faiblesse de la maîtrise d’ouvrage et absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation conduisent à des surcoûts et à des délais mal maîtrisés. Dans plusieurs pays, les projets se heurtent aussi à des contraintes contextuelles : conflits fonciers, résistances sociales, instabilité réglementaire ou sécuritaire.
Enfin, le facteur humain reste déterminant. Sans appropriation par les acteurs locaux ni responsabilisation des équipes, même les projets bien financés peinent à aboutir. Pour transformer les ambitions en résultats, l’Afrique devra faire de l’exécution une priorité stratégique, au même titre que la conception.
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