En triplant son capital social à 6,885 milliards de FCFA, SIC CACAOS affiche ses ambitions dans un secteur en pleine mutation. Face à la montée en puissance de la transformation locale et à une concurrence plus structurée, l’entreprise entend consolider ses capacités industrielles et s’inscrire dans la stratégie nationale de montée en gamme.
Une réponse financière à un défi industriel
La décision de SIC CACAOS de porter son capital à 6,885 milliards de FCFA ne relève pas d’un simple ajustement comptable. Elle traduit un choix stratégique : investir pour ne pas subir.
Dans un contexte où près de 35 % de la production nationale de cacao est désormais transformée localement, la pression concurrentielle s’intensifie. Les opérateurs historiques doivent composer avec l’arrivée de nouveaux acteurs, souvent mieux capitalisés ou adossés à des groupes internationaux.
En renforçant ses fonds propres, SIC CACAOS se donne les moyens de moderniser ses équipements, d’optimiser ses chaînes de broyage et d’améliorer sa productivité.
L’enjeu est double :
- maintenir ses parts de marché
- préserver ses marges dans un environnement où les coûts logistiques et énergétiques pèsent lourdement.
La SND30 en toile de fond
Cette recapitalisation s’inscrit dans la dynamique impulsée par la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui ambitionne d’accroître la valeur ajoutée locale des matières premières.
Le cacao, produit d’exportation emblématique du Cameroun, est au cœur de cette politique industrielle.
En consolidant sa base financière, SIC CACAOS contribue à l’objectif national de transformation accrue des fèves sur le territoire. Reste à savoir si cet effort suffira à soutenir la compétitivité face aux géants régionaux et internationaux.
Dans la guerre silencieuse du cacao, la bataille se joue désormais autant dans les bilans que dans les plantations.












