Alertés par une annonce du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative (Minfopra), pour la signature de leurs contrats les liant à l’État du Cameroun, plus de 300 enseignants candidats se sont retrouvés ce jeudi matin 05 mars à la Maison du Parti RDPC de Mfou.
Pour certains arrivés à 6h30 du matin, c’est la désillusion totale lorsque vers midi, un responsable vient leur annoncer que rien n’est prêt pour la signature des contrats et que les candidats devraient encore attendre, en attendant une éventuelle communication qui leur sera faite via les canaux numériques.
Certains sont partis de très loin, tel que la ville de Nkoteng et même de Nanga Eboko, pour rallier le chef-lieu du département de la Mefou Afamba.
« Il me faut 12.000 FCFA pour un aller-retour de là où je sors sur la route de Nanga Eboko », nous confie une candidate.
Et elle précise qu’elle n’a pas de famille à Mfou, encore moins à Yaoundé, où elle pourrait résider en attendant l’éventuel appel du Minfopra. En plus, elle n’a pas de salaire là où elle enseigne actuellement.
C’est la dure réalité des chercheurs d’emploi qualifiés, à qui le Président de la République a pourtant promis un recrutement massif en 2026, dans son adresse à la nation le 31 décembre 2025.












