Close Menu
  • Actualité
  • Document
  • Dossier
  • Économie
  • Environnement
  • Finance
  • Forêt
  • Podcast
  • Portrait
  • Vidéo
  • Français
Articles récents

Commerce – Prix sous surveillance : l’État camerounais serre la vis

CAN : la liesse populaire à l’épreuve des débordements

Lions Indomptables : quand la rupture devient une leçon de management

Facebook X (Twitter) Instagram
  • Actualité
  • Document
  • Dossier
  • Économie
  • Environnement
  • Finance
  • Forêt
  • Podcast
  • Portrait
  • Vidéo
  • Français
0 Shopping Cart
Login
Lire le PDF en ligne
Lire le journal
La Nation d'Afrique
S'abonner
  • Le kiosque
  • Mon compte
  • Contact
La Nation d'Afrique
  • Le kiosque
  • Mon compte
  • Contact
Accueil » La lutte contre la déforestation en Afrique n’est plus seulement une affaire de climat ou de biodiversité. Elle est devenue un champ de bataille pour les droits humains

La lutte contre la déforestation en Afrique n’est plus seulement une affaire de climat ou de biodiversité. Elle est devenue un champ de bataille pour les droits humains

0
By René Talla on 30 juin 2025 Actualité, Environnement
Share
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email Copy Link

Partout où la forêt recule – que ce soit dans le bassin du Congo, en Côte d’Ivoire ou à Madagascar – des vies humaines basculent. Car au-delà des arbres, ce sont des territoires, des cultures et des identités que l’on rase.

Dans les faits, la déforestation est trop souvent le prélude à des violations massives de droits : expulsions de communautés, destruction de moyens de subsistance, violences sexuelles, intimidations de défenseurs de l’environnement. Selon Global Witness, plus de 170 activistes environnementaux ont été tués dans le monde en 2022, beaucoup en lien avec des conflits fonciers ou forestiers. En Afrique centrale, ces tensions sont exacerbées par l’absence de cadastre clair, la faiblesse des institutions et la porosité entre intérêts privés et pouvoir politique.

Les peuples autochtones sont en première ligne. Chasseurs-cueilleurs, éleveurs ou cultivateurs, ils vivent depuis des générations au rythme de la forêt. Or, les grandes concessions forestières, agro-industrielles ou minières, souvent octroyées sans consultation préalable, piétinent leurs droits coutumiers. Résultat : déplacements forcés, pauvreté accrue, perte de repères culturels. Les femmes sont particulièrement vulnérables, elles qui assurent traditionnellement la collecte de l’eau, du bois et des plantes médicinales.

Mais la résistance s’organise. Des ONG locales et internationales documentent les abus, des leaders communautaires s’érigent en avocats de leur peuple, et certaines juridictions commencent à reconnaître la valeur juridique des droits fonciers coutumiers. En Ouganda, au Cameroun ou au Liberia, des batailles judiciaires emblématiques ont permis de freiner des projets destructeurs. Le vent tourne doucement.

Toutefois, la reconnaissance du lien entre déforestation et droits humains reste insuffisante dans les politiques publiques africaines. Les textes existent, mais leur mise en œuvre est lacunaire. Une meilleure gouvernance forestière, fondée sur la transparence, la consultation et la justice sociale, devient urgente.

Protéger les forêts, ce n’est pas seulement sauver des écosystèmes. C’est garantir la dignité, les droits et la survie de millions d’Africains. La justice environnementale ne sera pas possible sans justice sociale. La lutte contre la déforestation doit désormais se mener au nom des droits humains

Auteur/autrice

  • René Talla
    René Talla

    Voir toutes les publications

Views: 2

Suivez-nous Suivez-nous Suivez-nous
Share. Facebook Twitter Email Copy Link WhatsApp
Previous ArticleCemac–Ceeac : un chantier économique régional encore inabouti
Next Article CDEC : le revirement prudent de la BEAC… et les arguments pour une reconnaissance encadrée
René Talla

Articles connexes

Commerce – Prix sous surveillance : l’État camerounais serre la vis

9 janvier 2026

CAN : la liesse populaire à l’épreuve des débordements

8 janvier 2026

Lions Indomptables : quand la rupture devient une leçon de management

8 janvier 2026
Add A Comment
Leave A Reply Cancel Reply

Demo
Articles récents

Commerce – Prix sous surveillance : l’État camerounais serre la vis

CAN : la liesse populaire à l’épreuve des débordements

Lions Indomptables : quand la rupture devient une leçon de management

Marché financier: Renaprov Finance entre en Bourse

Journées Culturelles MBVUMBO 2026 : Anny Anzouër, chef d’orchestre de l’animation artistique

Journées Culturelles MBVUMBO / AGO 2026 : L’administration de Lolodorf apporte son soutien

Actualité tendances

Commerce – Prix sous surveillance : l’État camerounais serre la vis

9 janvier 2026

CAN : la liesse populaire à l’épreuve des débordements

8 janvier 2026

Lions Indomptables : quand la rupture devient une leçon de management

8 janvier 2026

Marché financier: Renaprov Finance entre en Bourse

7 janvier 2026

Journées Culturelles MBVUMBO 2026 : Anny Anzouër, chef d’orchestre de l’animation artistique

26 décembre 2025

Journées Culturelles MBVUMBO / AGO 2026 : L’administration de Lolodorf apporte son soutien

26 décembre 2025
Facebook X (Twitter) WhatsApp TikTok Instagram
© 2026 La Nation d’Afrique
  • Privacy Policy
  • Terms
  • Accessibility

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

Sign In or Register

Welcome Back!

Login below or Register Now.

Lost password?

Register Now!

Already registered? Login.

A password will be e-mailed to you.

  • Français