Du 26 au 28 février 2026, Lolodorf, dans le département de l’Océan, a vibré au rythme des « Mintour Mi Nlar Mbvoumbo ».
Au-delà des festivités, ces journées culturelles ont consacré une affirmation identitaire forte : celle d’un peuple qui souhaite désormais être appelé Mbvoumbo et non plus Ngoumba.
Le pari de l’unité
Pendant trois jours, la cité forestière a rassemblé élites, chefs traditionnels, jeunes et diaspora dans une communion rare.
L’objectif : révéler, préserver et transmettre une identité longtemps diluée dans les usages administratifs et les approximations linguistiques.
Les organisateurs revendiquent un droit à l’auto-désignation. Pour eux, « Ngoumba » est un exonyme absent de leur langue et porteur d’une histoire qu’ils ne reconnaissent pas.
Place désormais à « Mbvoumbo », symbole de dignité et de souveraineté culturelle.
Jean Nziè Nziè, l’homme du trait d’union
Au terme d’un processus mêlant tradition et modernité, Jean Nziè Nziè a été porté à la tête du Nlar Mbvoumbo.
Administrateur civil principal et chargé de mission aux Services du Premier ministre, il incarne ce pont entre terroir et haute administration.
Sa désignation, adoubée par les autorités traditionnelles, marque la volonté de structurer durablement l’Alliance.
Communication : l’autre défi
Mais l’événement a aussi révélé une faiblesse.
Nous sommes collectivement fautifs : la communication n’a pas pleinement intégré la priorité stratégique qu’impose désormais la presse en ligne.
Or la cible naturelle – les 18-35 ans – s’informe d’abord sur le numérique, dans l’instantanéité et l’interaction.
À l’avenir, la visibilité des Mbvoumbo passera par cette agilité digitale.
La deuxième édition se prépare déjà ; elle devra conjuguer ferveur culturelle et puissance médiatique.














