À Bonabéri, l’entreprise publique veut rapprocher le service des ménages et transformer la demande sociale en abonnements effectifs.
Douala. La bataille de l’accès à l’eau potable se joue aussi sur le terrain. Le 25 mars 2026, la CAMWATER a marqué une nouvelle étape de sa campagne nationale de 200 000 branchements, cette fois dans le bassin de Bonabéri, au cœur du 4e arrondissement de Douala.
L’opération s’est déployée autour de plusieurs points stratégiques : Carrefour Bonassama, agence CAMWATER de Bonabéri, Carrefour Saker, Grand Hangar et marché Mabanda.
Une offensive de proximité
L’objectif affiché est simple : réduire la distance entre l’usager et le service public de l’eau. Sur place, les équipes ont accompagné les habitants dans les procédures d’abonnement, présenté les facilités d’accès au branchement et organisé des séances de sensibilisation sur la qualité de l’eau distribuée.
Cette approche confirme une inflexion plus commerciale de l’entreprise publique : il ne s’agit plus seulement de produire et distribuer, mais aussi de convertir une forte demande urbaine en branchements réels.
Le vrai test : la continuité du service
Derrière l’affichage, les chiffres posent une question centrale : 200 000 branchements annoncés, mais avec quelle capacité de desserte durable ?
À Douala, où la croissance démographique et l’urbanisation périphérique exercent une pression constante sur les réseaux, le défi dépasse le simple raccordement.
Le succès de cette campagne se mesurera donc moins au nombre de dossiers enregistrés qu’à la capacité de la CAMWATER à garantir pression, régularité et qualité de service.
À Bonabéri comme ailleurs, l’enjeu n’est plus seulement d’ouvrir le robinet sur le papier, mais de faire couler l’eau dans la durée.













