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Accueil Finance

CDEC–COBAC : le bras de fer autour de la souveraineté financière du Cameroun

Serge SabouangParSerge Sabouang
13 novembre 2025
dans Finance
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CDEC–COBAC : le bras de fer autour de la souveraineté financière du Cameroun
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Derrière la façade feutrée des institutions de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), un conflit sans précédent secoue les cercles de la régulation financière. Depuis octobre, un échange épistolaire tendu oppose la Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) à la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). En cause : le refus persistant de certaines banques camerounaises de transférer à la CDEC des ressources prévues par la loi, et l’ingérence supposée du régulateur communautaire dans un dossier strictement national.

Un différend institutionnel à forte charge politique

Dans une lettre au ton inhabituellement ferme, adressée au secrétaire général de la COBAC, le directeur général de la CDEC dénonce des « perturbations imaginaires » et une « manœuvre orchestrée » par des milieux bancaires refusant d’appliquer la législation camerounaise. Selon cette correspondance, rendue publique après avoir fuité sur les réseaux sociaux, la COBAC aurait pris fait et cause pour certains établissements de crédit récalcitrants, allant jusqu’à suggérer au ministre camerounais des Finances d’intervenir dans des procédures judiciaires internes.

« C’est un parti pris flagrant », accuse un haut cadre de la CDEC. L’organisme public rappelle que sa création remonte à la loi du 8 avril 2008, mais que son entrée en fonction n’a été effective qu’en janvier 2023, après quinze années de patience. Pendant tout ce temps, les banques commerciales ont conservé et fructifié des sommes considérables – dépôts de garantie, séquestres judiciaires, consignations – pourtant destinées à la CDEC, un établissement public censé financer les politiques publiques et sécuriser les fonds des citoyens.

Des banques en résistance

À la mise en route effective de la CDEC, plusieurs établissements se sont exécutés. D’autres, en revanche, ont choisi la résistance, multipliant les recours, les plaidoyers officieux et le lobbying auprès de la COBAC. Cette dernière, censée réguler le secteur bancaire de la sous-région, aurait, selon Yaoundé, franchi une ligne rouge en tentant de s’immiscer dans une procédure judiciaire en cours.

« Il ne revient nullement à la COBAC d’émettre des jugements de valeur sur les politiques publiques nationales », rappelle la CDEC, qui estime que le régulateur communautaire outrepasse son mandat et méconnaît la souveraineté du Cameroun en matière de finances publiques.

Derrière ce bras de fer administratif, un enjeu beaucoup plus politique se dessine : celui du contrôle des flux financiers dormants et de la capacité des États membres à exercer pleinement leur autorité budgétaire face aux institutions communautaires et aux groupes bancaires transnationaux.

L’ombre de la capture institutionnelle

Le ton de la CDEC est sans détour : elle accuse la COBAC d’être désormais « capturée » par les acteurs qu’elle est censée réguler. Dans sa lettre, le directeur général de la CDEC fustige la « capture du régulateur par les régulés », rappelant que plusieurs scandales bancaires récents dans la sous-région ont révélé les failles du dispositif de supervision communautaire.

Pour les autorités camerounaises, l’affaire dépasse donc le simple différend technique : elle pose la question de la gouvernance de la régulation financière en Afrique centrale. La CDEC plaide pour que la COBAC se recentre sur ses missions fondamentales – la supervision prudentielle, la solidité du système bancaire, la protection de l’épargne – plutôt que d’interférer dans des affaires relevant des lois nationales.

Une question de souveraineté

L’État camerounais rappelle que le transfert des ressources vers la CDEC est une exigence légale, et non une option. Ces fonds, selon la loi, appartiennent à la puissance publique et doivent être gérés dans un cadre transparent et conforme aux priorités nationales. Dans sa réponse, la CDEC insiste : les procédures judiciaires qu’elle a engagées contre certaines banques ne sont pas des « perturbations », mais une application normale du droit républicain.

Le Cameroun s’appuie ici sur un argument solide : la convention du 16 octobre 1990 portant création de la COBAC précise que celle-ci veille à l’application par les établissements de crédit des dispositions nationales. En contestant les actions judiciaires de la CDEC, la Commission semble donc s’être éloignée de son mandat originel.

L’épreuve de la légitimité régionale

Pour plusieurs observateurs, cette crise illustre une faille plus profonde : la difficulté des institutions communautaires à concilier intégration économique et respect des souverainetés nationales. Le Cameroun, en assumant publiquement sa confrontation avec la COBAC, envoie un message clair : la régulation ne peut se substituer à la loi.

En coulisses, certains diplomates de la CEMAC redoutent une contagion. « Si le Cameroun tient bon, d’autres États pourraient réclamer une relecture du mandat de la COBAC », confie un représentant économique basé à Libreville.

Une CDEC en quête de reconnaissance

Malgré les tensions, la CDEC se dit disposée à coopérer, mais dans le strict respect du droit. Elle réaffirme son attachement à la transparence et à la justice, tout en avertissant qu’aucune banque, quelle que soit son envergure, ne saurait se placer au-dessus de la loi nationale sous le couvert d’un « bouclier communautaire ».

Ce bras de fer, qui se joue à la fois dans les chancelleries, les tribunaux et les réseaux de la finance régionale, dépasse largement la question des consignations : il cristallise le débat sur l’autonomie des États africains face aux appareils technocratiques supranationaux.

Au fond, c’est la question de la souveraineté financière du Cameroun qui se joue – et, par ricochet, celle de l’équilibre entre intégration régionale et pouvoir politique national dans une Afrique centrale en quête d’efficacité, mais aussi de respect mutuel entre États et institutions.

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