Auteur/autrice : Serge Sabouang

Initialement prévu pour le 18 juillet 2025 à Yaoundé, le sommet conjoint entre la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a été reporté sine die, selon un communiqué du secrétariat général de la Présidence de la République du Cameroun publiée le 11 juillet 2025. Par Serge Sabouang Une annonce un peu laconique, pourtant, ce rendez-vous était présenté comme un tournant historique : celui de la rationalisation des deux principales organisations régionales d’Afrique centrale, longtemps critiquées pour leurs chevauchements de missions, leur lourdeur institutionnelle, et leur faible efficacité intégrative.…

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Les vacances sont souvent perçues comme un moment de détente, une échappée belle après des mois de travail, d’école ou de responsabilités. Mais elles ne se résument pas à un simple repos. Elles sont aussi une période d’intense activité, où chacun – jeune ou adulte, en ville comme au village – trouve un espace pour se réaliser autrement. Car les vacances, ce sont aussi des projets, des rêves, des retrouvailles, et surtout, une incroyable diversité d’initiatives qui s’épanouissent. Les activités sportives : entre loisirs et compétitions locales Dans presque toutes les localités, les vacances voient renaître le sport sous toutes…

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Le gouvernement camerounais remet sur la table une réforme fiscale initialement annoncée en 2022, mais jamais entrée en vigueur Dans son tout récent Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (Dpebmt) pour la période 2026-2028, publié le 1er juillet 2025, Yaoundé annonce son intention d’instaurer un mécanisme permettant de taxer les entreprises numériques étrangères en fonction de leur activité économique réelle sur le territoire national, indépendamment de leur présence physique. Ce projet s’inscrit dans le cadre du principe de «  présence économique significative  », porté par les négociations internationales sur la fiscalité de l’économie numérique. Inspirée des travaux menés au…

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Le gouvernement du Sénégal tente d’atténuer les effets de la situation économique et financière difficile, exacerbée par des finances publiques sous tension et des marges de manœuvre budgétaires réduites, voire quasi inexistantes. En Conseil des ministres le 3 juillet dernier, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a donné de nouvelles orientations censées marquer le début du plan de redressement. Ainsi, il a demandé au Premier ministre, Ousmane Sonko, de poursuivre les efforts d’assainissement des finances publiques et de mettre l’accent sur l’investissement productif, l’apurement progressif de la dette intérieure et le développement du secteur privé. Dans cette dynamique…

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Taxée sur ses véhicules électriques, la Chine riposte sur le cognac La Chine met le cognac (une eau-de-vie de vin) européen dans la ligne de mire. A compter du 5 juillet 2025, Pékin appliquera des droits antidumping sur les importations de brandy européen, une mesure ciblant en particulier le cognac français, dans un contexte de bras de fer commercial avec l’Union européenne (Ue). Ce durcissement intervient en représailles à l’enquête lancée par Bruxelles sur les subventions accordées par la Chine à ses constructeurs de véhicules électriques, accusés de fausser la concurrence sur le marché européen. La nouvelle a fait l’effet…

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Le gouvernement congolais a validé, en Conseil des ministres le 2 juillet 2025, deux projets de loi approuvant des contrats de partage de production signés avec Oriental Energy Sau, filiale locale du groupe chinois Ganergy Heavy Industry Group Co. Ltd. Ces textes ouvrent à la société asiatique l’accès  d’exploration Marine XXIX A, situé en offshore peu profond, et Nanga V, en onshore dans le bassin côtier du Kouilou. Le premier contrat de partage de production concerne le permis Marine XXIX A, d’une superficie de 752 km², localisé dans le bassin côtier congolais, à des profondeurs variant entre 10 et 50…

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Le Gabon franchit un cap décisif dans sa stratégie de modernisation des infrastructures de transport avec la signature, le 2 juillet dernier, d’un accord de 290 millions d’euros, soit 190 milliards Fcfa, pour le financement et le développement d’un nouvel aéroport international à Libreville, la capitale. Cette initiative ambitieuse, portée par un partenariat tripartite entre Afreximbank, le gouvernement gabonais et Gsez Airport SA (structure de gestion de l’aéroport), marque une avancée majeure pour la connectivité régionale et l’ouverture économique du pays. Le montage financier de cette opération reflète la montée en puissance de la coopération intra-africaine dans le financement d’infrastructures…

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Le groupe nucléaire français Orano (ex-Areva) a tiré une sonnette d’alarme sur Somair, sa filiale nigérienne, coentreprise avec l’État du Niger, qui est au bord de la faillite. Cette annonce relayée par plusieurs sources, marque un nouveau tournant dans le conflit latent entre Orano et le régime militaire de Niamey, arrivé au pouvoir par un coup d’État en juillet 2023. La situation s’est envenimée depuis que les autorités nigériennes ont suspendu les exportations d’uranium, saisi la mine en décembre 2024, puis annoncé en juin 2025 sa nationalisation, accusant le groupe français d’exploitation déséquilibrée. La Somair, Société des mines de l’Aïr,…

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Lancé en grande pompe en 2012 comme levier de transformation agricole, le Programme Agropole devait structurer des chaînes de valeur agro-industrielles sur tout le territoire. Objectif initial : 300 agropoles à l’horizon 2025, avec un financement public et privé conjugué. Mais treize ans plus tard, moins de 40 projets ont réellement été opérationnels, pour un impact encore très limité. Doté d’une enveloppe de plus de 60 milliards de FCFA depuis sa création, le programme s’est heurté à des retards de décaissement, des malfaçons dans les aménagements, et une faible implication du secteur privé. Plusieurs projets pilotes – manioc à Sangmélima,…

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Le déclassement du Cameroun au profit du Gabon dans les échanges commerciaux intra-CEMAC n’est pas qu’un simple réajustement statistique. Il illustre un repositionnement stratégique des puissances économiques sous-régionales. Si le Gabon tire profit d’une politique industrielle cohérente, le Cameroun, lui, paie les limites d’un modèle économique resté trop agricole et peu transformateur. Depuis une décennie, le Cameroun revendique son statut de « poumon économique » de la CEMAC. Mais cette position s’érode face à la montée silencieuse de Libreville. En devenant le premier fournisseur du Cameroun, le Gabon expose les fragilités de l’appareil productif camerounais, notamment son dépendance aux importations…

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