Longtemps relégué au rang de désagrément saisonnier, l’état des routes est devenu au Cameroun un problème économique et social de premier plan. Selon les données officielles, le pays dispose d’un réseau routier d’environ 121 000 km, mais moins de 10 % sont bitumés. Pire encore, parmi ces routes revêtues, une part significative est aujourd’hui classée en état moyen ou mauvais, malgré des investissements publics récurrents.
Entre 2015 et 2024, l’État a consacré en moyenne 250 à 300 milliards de FCFA par an aux infrastructures routières, financés par le budget national et les bailleurs internationaux. Pourtant, sur des axes stratégiques comme Yaoundé–Douala, Bafoussam–Bamenda ou Edéa–Kribi, les retards de livraison, la dégradation précoce des chaussées et les surcoûts sont devenus la norme. Résultat : le coût du transport des marchandises aurait augmenté de 30 à 40 % sur certains corridors, alimentant l’inflation et pénalisant la compétitivité des entreprises.
Dans les zones rurales, où vit près de 45 % de la population, la situation est encore plus critique. L’enclavement des bassins agricoles provoque des pertes post-récoltes estimées à plus de 20 %, selon les professionnels du secteur. Au-delà des chiffres, la route est devenue au Cameroun un révélateur brutal des limites de la gouvernance publique : Au Cameroun, la crise des routes prend des allures de goulet d’étranglement national
Longtemps relégué au rang de désagrément saisonnier, l’état des routes est devenu au Cameroun un problème économique et social de premier plan. Selon les données officielles, le pays dispose d’un réseau routier d’environ 121 000 km, mais moins de 10 % sont bitumés. Pire encore, parmi ces routes revêtues, une part significative est aujourd’hui classée en état moyen ou mauvais, malgré des investissements publics récurrents.
Entre 2015 et 2024, l’État a consacré en moyenne 250 à 300 milliards de FCFA par an aux infrastructures routières, financés par le budget national et les bailleurs internationaux. Pourtant, sur des axes stratégiques comme Yaoundé–Douala, Bafoussam–Bamenda ou Edéa–Kribi, les retards de livraison, la dégradation précoce des chaussées et les surcoûts sont devenus la norme. Résultat : le coût du transport des marchandises aurait augmenté de 30 à 40 % sur certains corridors, alimentant l’inflation et pénalisant la compétitivité des entreprises.
Dans les zones rurales, où vit près de 45 % de la population, la situation est encore plus critique. L’enclavement des bassins agricoles provoque des pertes post-récoltes estimées à plus de 20 %, selon les professionnels du secteur. Au-delà des chiffres, la route est devenue au Cameroun un révélateur brutal des limites de la gouvernance publique : beaucoup d’annonces, des chantiers visibles, mais un impact durable encore trop faible.
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